Choses de la faiblesse

vendredi 1er mai 2026, par Solange Vissac

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(les bras des arbres s’étirent s’étalent sillonnent vers le ciel et envahissent )

dans l’abandon du matin se dire que rien ne va s’écrire — qu’il y a une sécheresse en soi — sans doute serait-il mieux d’aller marcher — ou d’ouvrir un livre — ou de demeurer dans ce rien — à fixer la progression sereine de l’escargot sur le muret — à écouter les longues phrases des oiseaux — qui se racontent des histoires que je ne saurai jamais —s’imprégner de cette douceur — et laisser s’échapper puis disparaître des rêveries vers les nuages — se perdre dans l’architecture d’un ciel dont on ne sait rien —

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