Accueil > Carnet > Choses qui s’évaporent/2
(un oiseau semble nicher au-dessus de la fenêtre de mon bureau et me rappelle la mésange qui venait frapper au carreau)
comment dire ces dialogues intérieurs — qui sillonnent dans les silences — ce tracé discontinu des pensées — l’incohérence floue de ce qui naît là — et ne s’écrit pas — ne se dit pas — reste calfeutré entre les arcanes du cerveau — puis s’égare et se perd à tout jamais — emprisonné dans le balancement des instants qui se succèdent — où donc ces pensées qui semblaient puissantes — pulsations de vie à peine perceptibles — où dorment-elles — et comment les réveiller — ressentir leurs frémissements à nouveau maintenant —