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(mélodie des gouttes d’eau sur les vitres de la véranda)
les pensées s’éparpillent tels les pétales de fleurs du pommier — se dire qu’il faut juste respirer — libérer les nœuds de poussières qui élargissent leur espace — et dégager ce petit coin de lumière qu’on aime tant et que l’on ne retrouve plus — le temps l’a recouvert d’une épaisse couche de suie — souffler comme sur les flammes des bougies — et voir les particules de suie s’envoler et se déposer plus loin — qu’importe on soufflera à nouveau demain — et encore après-demain si nécessaire — déjà tu entends à nouveau clair le chant de l’oiseau —