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		<title>LUMINA/ 17</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Cendors</dc:subject>
		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Georges Didi-Huberman</dc:subject>
		<dc:subject>Thomas Mann</dc:subject>
		<dc:subject>Ernst Junger</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mercredi 25 mars/ Je persiste &#224; croire que l'aptitude &#224; recevoir des chocs est ce qui fait de moi un &#233;crivain. (Virginia Woolf : Instants de vie) &lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 26 mars/ Regarder, s'&#233;mouvoir : c'est en tout cas se mouvoir. (Georges Didi-Huberman in revue Critique n 893) &lt;br class='autobr' /&gt;
Vendredi 27 mars/ Profond est le puits du pass&#233;. (Thomas Mann : Les histoires de Jacob) &lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 28 mars/ Tout but reste un passage. (Ernst Junger) &lt;br class='autobr' /&gt;
Mercredi 1er avril/ On habite tous, pour le moins, en deux r&#233;alit&#233;s : le monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/thomas-mann" rel="tag"&gt;Thomas Mann&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/ernst-junger" rel="tag"&gt;Ernst Junger&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1230198.jpg?1780846432' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 25 mars/ &lt;i&gt; Je persiste &#224; croire que l'aptitude &#224; recevoir des chocs est ce qui fait de moi un &#233;crivain.&lt;/i&gt; (Virginia Woolf : Instants de vie)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 26 mars/&lt;i&gt; Regarder, s'&#233;mouvoir : c'est en tout cas se mouvoir.&lt;/i&gt; (Georges Didi-Huberman in revue Critique n 893)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 27 mars/ &lt;i&gt;Profond est le puits du pass&#233;.&lt;/i&gt; (Thomas Mann : Les histoires de Jacob)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 28 mars/&lt;i&gt; Tout but reste un passage.&lt;/i&gt; (Ernst Junger)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 1er avril/ &lt;i&gt;On habite tous, pour le moins, en deux r&#233;alit&#233;s : le monde des choses imm&#233;diates, communicables, dont le quotidien est la sc&#232;ne d&#233;montable-remontable &#224; l'infini, et l'autre monde, le monde int&#233;rieur, insaisissable, imm&#233;morial&lt;/i&gt; (Pierre Cendors : L'invisible dehors)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 23</title>
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		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ La sensation de peu de vie d&#233;sormais, ou d'une vie o&#249; l'on est plus vite dans l'&#233;puisement sans avoir me semble-t-il fait beaucoup de choses dans une journ&#233;e. C'est ainsi. Je prends note de la chance que j'ai de me nourrir de nombre d'activit&#233;s qui me comblent, il faut juste veiller &#224; une juste r&#233;partition de son temps afin d'en go&#251;ter toute la saveur sans &#233;puisement. Je suis une privil&#233;gi&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Un jour couleur de topaze mystique, o&#249; se tricotent des rencontres fortes, des t&#233;moignages (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/ricochets" rel="directory"&gt;Ricochets&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1230204.jpg?1780821980' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ La sensation de peu de vie d&#233;sormais, ou d'une vie o&#249; l'on est plus vite dans l'&#233;puisement sans avoir me semble-t-il fait beaucoup de choses dans une journ&#233;e. C'est ainsi. Je prends note de la chance que j'ai de me nourrir de nombre d'activit&#233;s qui me comblent, il faut juste veiller &#224; une juste r&#233;partition de son temps afin d'en go&#251;ter toute la saveur sans &#233;puisement. Je suis une privil&#233;gi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Un jour couleur de topaze mystique, o&#249; se tricotent des rencontres fortes, des t&#233;moignages de vies qui bouleversent, une pluie l&#233;g&#232;re qui redonne vie &#224; la terre, une balade artistique dans le monde de photographies qui tentent elles aussi de dire une intensit&#233; de vie, une vision de petites choses qui, rassembl&#233;es avec doigt&#233; laissent surgir un univers o&#249; puiser encore et encore ce qui irriguera les jours &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Chaque jour s'essayer &#224; d&#233;froisser ce qui est chiffonn&#233; en soi et g&#234;ne une vision claire de ce qu'il est encore possible de vivre. Les ombres, qui nous rendent reclus, peu &#224; peu se volatilisent, lorsque, de notre pas d&#233;sormais lourd et lent, nous appuyons fortement sur le sol, et nous extirpons avec le regard portant loin devant soi. Et les visions qui vont nous aimanter se colorent &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Sautes d'humeur, visions sombres, soupirs pour des riens, puis &#233;clats de vie &#224; nouveau, nous passons notre temps dans ces montagnes russes de sensations, qui d&#233;valent en soi sans aucune pr&#233;venance. C'est ainsi que l'on vit dans une sorte de d&#233;couture de son &#234;tre &#224; laquelle il faut bien se r&#233;soudre. Entre les &#233;cueils ou les m&#233;andres de ce qui fait nos vies, pas &#224; pas, garder le souffle, recoudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Au coin de l'&#339;il, il y a toujours le r&#234;ve de l'inesp&#233;r&#233;. Un appareil photo entre les mains, on cherche cet invisible aux yeux du commun des mortels, qui va jaillir d'entre les ombres et se r&#233;fugier sur la carte m&#233;moire, bien souvent sans qu'on en ait la conscience. Un lointain se donne &#224; voir, le fugace s'attarde, un murmure se d&#233;livre, un &#233;moi se distille, au coin de l'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Comment entre-t-on dans un livre inconnu ? Quelle alchimie se met en place pour que nos mains s'emparent d'un livre sur les tables des librairies ou les rayonnages d'une biblioth&#232;que ? On le saisit ; le toucher succ&#232;de &#224; la vue qui a d&#233;clench&#233; le processus. Premi&#232;re phrase, quatri&#232;me de couverture ou une page au hasard, &#224; chacun sa mani&#232;re de faire. Ma pr&#233;f&#233;rence est de lire la premi&#232;re phrase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Ces notes ici comme dans un fourre-tout, une grande malle d'autrefois o&#249; ranger tout son bagage, l&#224; ce sont des pens&#233;es qui naissent puis s'enfuient aussi vite si elles ne sont pas &#233;crites. On d&#233;pose dans un coin, cela s'entasse, cela finit par faire quelques pages que quelqu'un lira peut-&#234;tre un jour ou qui dormiront et seront d&#233;truites ; Le temps de l'&#233;criture, elles ont accompli un travail de bienfaisance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Venise, millefleurs</title>
		<link>https://jardindombres.fr/venise-millefleurs</link>
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		<dc:date>2026-06-07T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Ryoko Sekiguchi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ch&#232;re Ilaria, Je vous &#233;cris pour la premi&#232;re fois aujourd'hui. Habituellement, lorsque je commence un nouveau livre, je rassemble la mati&#232;re en lisant des ouvrages sur le sujet, ou en me rendant dans des lieux sp&#233;cifiques lorsque le projet le requiert. En ce moment, je suis &#224; Venise, avec vous comme compagne de voyage, et jusqu'&#224; pr&#233;sent j'essayais de noter ou de dessiner ce que je d&#233;couvrais et ce qui me venait &#224; l'esprit. Or, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose ; comme si (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/ryoko-sekiguchi" rel="tag"&gt;Ryoko Sekiguchi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/venise-millefleurs.jpg?1780818321' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='139' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ch&#232;re Ilaria,&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous &#233;cris pour la premi&#232;re fois aujourd'hui. Habituellement, lorsque je commence un nouveau livre, je rassemble la mati&#232;re en lisant des ouvrages sur le sujet, ou en me rendant dans des lieux sp&#233;cifiques lorsque le projet le requiert. En ce moment, je suis &#224; Venise, avec vous comme compagne de voyage, et jusqu'&#224; pr&#233;sent j'essayais de noter ou de dessiner ce que je d&#233;couvrais et ce qui me venait &#224; l'esprit. Or, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose ; comme si le c&#339;ur de ma r&#233;flexion &#233;tait encore absent et que mes id&#233;es pouvaient &#224; tout moment se dissiper quand je les laissais toutes seules.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens de ce que disait une amie romanci&#232;re : lorsqu'elle commence un roman, elle m&#232;ne des entretiens fictifs avec chacun de ses personnages. Une autre &#233;crivaine m'a confi&#233; qu'elle essayait de les dessiner pour visualiser leur apparence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, vous n'&#234;tes pas un personnage de roman. Vous avez r&#233;ellement exist&#233; dans cette ville. Je ne saurais imaginer la vie que vous avez v&#233;cue, &#224; cause de la distance temporelle qui nous s&#233;pare et qui d&#233;passe l'entendement. Je ne peux ni ne veux vous figurer en tant qu'h&#233;ro&#239;ne de fiction. Mais je puis au moins vous adresser des lettres, m&#234;me si je commence &#224; peine &#224; vous conna&#238;tre. J'ai pens&#233; qu'en vous &#233;crivant mon regard et mes pens&#233;es seraient guid&#233;s dans une direction pr&#233;cise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gens s'&#233;tonnent lorsque je leur dis que j'&#233;cris sur les fleurs et les plantes de Venise, votre ville. Ils associent plut&#244;t spontan&#233;ment ces th&#232;mes &#224; Florence. Je comprends que le lien ne soit pas &#233;vident entre Venise et les fleurs opulentes telles que l'on a tendance &#224; se les repr&#233;senter. L'image d'&#238;les orn&#233;es de fleurs, d'herbes et d'arbres est des moins r&#233;pandues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, vous le savez mieux que moi, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de plantes dans cette ville, mais parce que nombre de jardins sur l'&#238;le se cachent derri&#232;re des murs. Il n'est pas rare de d&#233;couvrir des parterres et des potagers merveilleusement con&#231;us &#224; l'arri&#232;re des manoirs et des &#233;glises. Il suffit de grimper sur la terrasse d'un b&#226;timent pour apercevoir, m&#234;me parmi les b&#226;timents les plus modestes, des jardins charmants entretenus avec soin. Et d&#232;s que l'on quitte l'&#238;le principale, la verdure est tout de suite abondante. Ce ne sont certes pas des fleurs d'esp&#232;ces cultiv&#233;es modernes, aux grands p&#233;tales color&#233;s, que l'on voit, mais leurs anc&#234;tres de vari&#233;t&#233;s sauvages, plus discr&#232;tes, semblables aux fleurs de salicorne qui pousse dans les marais salants &#8211; comme la lagune de Venise &#8211;, qui sont &#224; peine visibles &#224; l'&#339;il nu. D'ailleurs, l'univers urbain n'&#233;tant pas id&#233;al pour la croissance v&#233;g&#233;tale, il serait d'autant plus passionnant de savoir comment les plantes ont su s'acclimater dans cet environnement ; cela reviendrait aussi &#224; conna&#238;tre, d'une certaine mani&#232;re, les personnes qui ont v&#233;cu dans cette ville flottante, habitat plut&#244;t difficile &#224; apprivoiser.&lt;br class='autobr' /&gt;
[&#8230;]&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gens essaient d'habitude d'entrevoir une &#233;poque r&#233;volue &#224; travers des choses qu'ils croient inchang&#233;es. Lorsqu'on visite une ville historique, on a tendance &#224; compter sur les monuments, les peintures et les sites arch&#233;ologiques pour remonter dans le temps et ainsi c&#244;toyer ceux qui y ont v&#233;cu. C'est une approche judicieuse, mais il y a peut-&#234;tre moyen de se frayer aussi un chemin vers le pass&#233; gr&#226;ce &#224; des &#233;l&#233;ments que l'on consid&#232;re comme &#233;ph&#233;m&#232;res ou volatiles, &#224; l'instar des plantes, de l'odeur des objets et des lieux, des mouvements de l'air et des ombres sur l'eau. Certes, la petite herbe qui est ici sous mes yeux, qui s'escrime &#224; pousser entre les murs d'un b&#226;timent, n'est pas la m&#234;me que celle qui avait &#233;clos l&#224; il y a cent cinquante ans. Si &#231;a se trouve, elle n'existait m&#234;me pas il y a deux semaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le parfum qui s'&#233;chappe des feuilles lorsque je les &#233;crase l&#233;g&#232;rement entre mes doigts est probablement identique &#224; celui qui en &#233;manait d&#233;j&#224; il y a des si&#232;cles, et c'est s&#251;rement le meilleur exemple de la fa&#231;on dont une pr&#233;sence peut nous appara&#238;tre intacte et vivante &#224; des ann&#233;es de distance, &#224; l'inverse des sculptures antiques dont l'usure du temps a effac&#233; les couleurs magiques et qui demeurent l&#224;, toutes p&#226;les.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il va sans dire que les fleurs et les plantes sont dans le monde au pr&#233;sent ; il n'y a pas lieu de projeter le pass&#233; sur elles. Mais qu'en est-il des plantes que vous avez cueillies ? Dans quel temps se situent-elles ? Elles me semblent &#234;tre la cl&#233; secr&#232;te vers une temporalit&#233; singuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ryoko Sekiguchi &#034;Venise, millefleurs&#034; (POL 2026)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;couter un autre extrait de ce livre sur le site LIMINAIRE de Pierre M&#233;nard&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://liminaire.fr/creation/radio-marelle/article/venise-millefleurs-de-ryoko-sekiguchi?fbclid=IwY2xjawSQsalleHRuA2FlbQIxMABicmlkETB2MGFOSUdBTmN6Smg0MGZNc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHjhXETTRUQmaHM97orxrVPU3khENlsEqtlKXOWHazlSIXSRvN6909QWpNZ7X_aem_slbeYq3xGg_aJ8wlWFRUWg" class="spip_out"&gt;LIMINAIRE&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'oeil et la source /2 bis/ Incertitude</title>
		<link>https://jardindombres.fr/l-oeil-et-la-source-2-bis-incertitude</link>
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		<dc:date>2026-06-06T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je me fais un film. C'est tout. Je filme un arr&#234;t sur image. Je filme le temps qui se pose. Je filme le lieu de la pens&#233;e. Le lieu d'avant les mots. Je fixe le silence autour. Je prends la photo du silence du lieu. L'espace est clos, m&#234;me dehors. Enfin il se ferme. Il s'enferme Dans un halo, il se fige. Il se contracte avant de se diffracter. C'est un tout. Je d&#233;ambule, je regarde et je fixe. Je vois et tout se fige. C'est mental. C'est encore flou entre voir et penser. Quelque chose est en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/l-oeil-et-la-source" rel="directory"&gt;L'&#339;il et la source&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1210958.jpg?1780566560' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_304 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210984-001-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210984-001-3.jpg?1780566274' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_305 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210992.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210992.jpg?1780566356' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me fais un film. C'est tout. Je filme un arr&#234;t sur image. Je filme le temps qui se pose. Je filme le lieu de la pens&#233;e. Le lieu d'avant les mots. Je fixe le silence autour. Je prends la photo du silence du lieu. L'espace est clos, m&#234;me dehors. Enfin il se ferme. Il s'enferme Dans un halo, il se fige. Il se contracte avant de se diffracter. C'est un tout. Je d&#233;ambule, je regarde et je fixe. Je vois et tout se fige. C'est mental. C'est encore flou entre voir et penser. Quelque chose est en naissance. Il y a de l'insensible. Et de l'intense. Une toile d'araign&#233;e, un reflet repos&#233;, une id&#233;e sur un fil. La main peut &#233;crire sans savoir ce qui va s'&#233;crire. Un d&#233;sir flou prend forme. Filmer le flou du d&#233;sir. S'infiltrer dans le mouvement de cet ailleurs. Fixer ce qui n'est pas encore, cet &#233;ph&#233;m&#232;re sans mot. Je fais le film d'une pens&#233;e qui ne sait pas ce qu'elle pense. Je fixe l'incertain de l'instant. Dans une pens&#233;e vacillante. La pens&#233;e s'aur&#233;ole et fait un travail d'&#233;quilibriste . Dans la perfection du cercle. Entre ciel et terre. Toujours. Elle se cherche. Elle se perd. C'est toujours un peu flou. Il faut tenir sur le fil. Aller lentement. Sentir sous le pied ce qui fait terre. Ce qui fait support de soi. La singularit&#233; d'&#234;tre dans ce qui pourrait se nommer berceau. Et rapprocher les fulgurances. La vibration sous le pied se ressent. Au bord, l'abime. Et l'ombre aussi. L'horizon est encore trop lointain. Fixer le r&#233;el proche. Celui qui peut se toucher du doigt. Celui qui peut faire chuter. Ou se tenir droit. Promouvoir un &#233;quilibre. Une vision un peu plus nette. M&#234;me si l'on est dans un malentendu. Il y a des malentendus qui ouvrent une voie. Ou qui g&#233;n&#232;rent un choc. Ou qui explorent une forme de d&#233;mesure. Se laisser entra&#238;ner sur ces rives d'aquarelle. Se laisser &#233;tonner, &#233;blouir, d&#233;concerter par cet esprit autre. Fragment apr&#232;s fragment. Avec l'aide d'une forme de hasard. Dans l'ignorance du comment &#231;&#224; nait, &#231;&#224; se pense. &#199;&#224; s'&#233;crit. &#199;&#224; se filme. il se passe quelque chose d'insolite. On ne sait pas tout. Une voix s'&#233;nonce. Elle ne sait pas ce qu'elle dit. Elle va et vient. Elle &#233;merge du flou. Elle cherche une issue Elle tente de se tenir debout. Elle est dans la tentative. Et joue avec la tentation. Elle t&#226;tonne. Elle louvoie. Elle oscille. Elle balbutie. Elle est en devenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'oeil et la source /2</title>
		<link>https://jardindombres.fr/l-oeil-et-la-source-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/l-oeil-et-la-source-2</guid>
		<dc:date>2026-06-05T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;quelque chose cherche &#224; se perdre et &lt;br class='autobr' /&gt;
s'est d&#233;j&#224; perdu dans ces &lt;br class='autobr' /&gt;
vagues d'ombres o&#249; l'on se froisse et se d&#233;froisse dans chaque repli au sein d'une liturgie d'images, &#224; tenter de lire dans ce jeu de hasard &lt;br class='autobr' /&gt;
o&#249; se tirent les cartes d'un r&#233;el de jadis &lt;br class='autobr' /&gt;
n'&#234;tre que ce passant inoffensif de la contemplation d'un bras d'eau &lt;br class='autobr' /&gt;
dans ce templum, cet espace enclos trac&#233; dans l'air par le b&#226;ton de l'augure pour champ d'observation en vue des augures, &lt;br class='autobr' /&gt;
s'&#233;bauche la transfiguration de ce qui est, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/l-oeil-et-la-source" rel="directory"&gt;L'&#339;il et la source&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1210992.jpg?1780565939' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210984-001-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210984-001-2.jpg?1780565222' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210958.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/jpg/p1210958.jpg?1780565448' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;quelque chose cherche &#224; se perdre et&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;s'est d&#233;j&#224; perdu dans ces&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;vagues d'ombres o&#249; l'on se froisse et se d&#233;froisse dans chaque repli au sein d'une liturgie d'images, &#224; tenter de lire dans ce jeu de hasard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;o&#249; se tirent les cartes d'un r&#233;el de jadis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;n'&#234;tre que ce passant inoffensif de la contemplation d'un bras d'eau&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_293 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-vignettes/L80xH27/100000000000038500000132552c2adc-10-840b3.png?1780638284' width='80' height='27' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;dans ce &lt;i&gt;templum&lt;/i&gt;, cet espace enclos trac&#233; dans l'air par le b&#226;ton de l'augure pour champ d'observation en vue des augures,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;s'&#233;bauche la transfiguration de ce qui est, et du flou entre voir et penser&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;jeu de miroir dans le r&#233;ceptacle &#224; images lorsqu'on attend que puissent se dissoudre les nuages de l'esprit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;premier plan et arri&#232;re-plan s'interp&#233;n&#232;trent, la toile d'araign&#233;e ou la v&#233;g&#233;tation, le feuillage ou le reflet de l'instant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;et le bras d'eau derri&#232;re bien trop lisse&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-vignettes/L80xH27/100000000000038500000132552c2adc-8-76ae0.png?1780638284' width='80' height='27' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;puis glissement du sens dans la survivance de l'image&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;que faut-il contempler : une m&#233;moire &#224; vouloir sauver, l'inqui&#233;tude d'un moment, un &#233;moi dont on cherche un &#233;cho, une pens&#233;e magique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ou croire &#224; une sentence grav&#233;e dans ces halos soudain r&#233;v&#233;l&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;qui s'impr&#232;gnent sur la r&#233;tine jusqu'&#224; les voir alors m&#234;me que l'on regarde dans une autre direction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tourbillon autour d'une pierre &#233;corchant le bras d'eau&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-vignettes/L88xH30/100000000000038500000132552c2adc-7-471ad.png?1780638284' width='88' height='30' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;l'araign&#233;e aurait-elle son mot &#224; dire dans ce hors-champ de la pens&#233;e entre ce qui semble &#234;tre et ce qui, peut-&#234;tre, est&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'incertain reste le guide de la pens&#233;e qui tr&#233;buche, chancelle, et vacille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;entre ciel et terre et dans l'&#233;quilibre &#224; conserver, le halo noir d'un r&#233;el enserre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;jusqu'&#224; r&#233;sonner soudain en &lt;i&gt;halonoir&lt;/i&gt;&lt;i&gt;, &lt;/i&gt;en aur&#233;ole de cendre durcie, dans la cartographie du champ op&#233;ratoire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le vertige prend forme au-dessus du bras d'eau&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-vignettes/L88xH30/100000000000038500000132552c2adc-7-471ad.png?1780638284' width='88' height='30' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;halo : &lt;i&gt;c&lt;/i&gt;&lt;i&gt;ercle brillant, lumineux, couronnant parfois le soleil ou la lune, d&#251; &#224; la r&#233;fraction de la lumi&#232;re dans de minuscules cristaux de glace en suspension dans l'atmosph&#232;re lorsque celle-ci est brumeuse, vaporeuse. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pourrait-on &#233;voquer le halo de la langue,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;entre r&#233;flexion et r&#233;fraction d'une lumi&#232;re qui scintille dans ce qui s'&#233;crit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ligne m&#233;lodique o&#249; se d&#233;ploie un th&#232;me infime &#224; l'&#233;cart, la migration d'un motif, une f&#234;lure dans le r&#233;el o&#249; s'aur&#233;ole une pens&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;aller, d&#233;river, vers un atlas de halos&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-vignettes/L88xH30/100000000000038500000132552c2adc-7-471ad.png?1780638284' width='88' height='30' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LUMINA/ 16</title>
		<link>https://jardindombres.fr/lumina-16</link>
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		<dc:date>2026-06-04T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vendredi 20 mars/ je lis en rhizomes, par capillarit&#233;, au fil de l'eau (page, phrase). (Florence Trocm&#233; : Le flotoir) &lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 21 mars/ J'aime les lichens. Ils vivent de leurs amiti&#233;s symbiotiques. (Karl Dubost :Les carnets web de la Grange) &lt;br class='autobr' /&gt;
Dimanche 22 mars/ On peut dire que quand on va &#224; la ligne apr&#232;s un vers et qu'on laisse par cons&#233;quent un blanc, ce blanc est comme une sorte de morceau d'air, un tampon d'air, une cloison de vide, une cloison d'air, et que c'est cela qui fait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/lumina" rel="directory"&gt;Lumina&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1180508.jpg?1780468849' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 20 mars/ &lt;i&gt;je lis en rhizomes, par capillarit&#233;, au fil de l'eau (page, phrase)&lt;/i&gt;. (Florence Trocm&#233; : Le flotoir)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 21 mars/ &lt;i&gt;J'aime les lichens. Ils vivent de leurs amiti&#233;s symbiotiques. &lt;/i&gt; (Karl Dubost :Les carnets web de la Grange)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 22 mars/ &lt;i&gt;On peut dire que quand on va &#224; la ligne apr&#232;s un vers et qu'on laisse par cons&#233;quent un blanc, ce blanc est comme une sorte de morceau d'air, un tampon d'air, une cloison de vide, une cloison d'air, et que c'est cela qui fait le vers. &lt;/i&gt; ( Roland Barthes : La pr&#233;paration du roman)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 23 mars/ &lt;i&gt; Certains lieux sur terre co&#239;ncident avec les contr&#233;es sauvages de l'esprit.&lt;/i&gt; (Pierre Cendors : L'invisible dehors)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 24 mars/ &lt;i&gt;l'&#233;nigme de l'&#233;criture, ce pourquoi on la d&#233;sire, ce pourquoi elle est tenace, c'est qu'on ne peut jamais la s&#233;parer du monde.&lt;/i&gt;( Roland Barthes : La pr&#233;paration du roman)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quatrain/ 198</title>
		<link>https://jardindombres.fr/quatrain-198</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/quatrain-198</guid>
		<dc:date>2026-06-03T06:28:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;sid&#233;r&#233;e d'&#233;clats &lt;br class='autobr' /&gt;
l'eau du texte &lt;br class='autobr' /&gt;
ici m&#234;me une source &lt;br class='autobr' /&gt;
obtenir un creux&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/quatrains" rel="directory"&gt;Quatrains&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;sid&#233;r&#233;e d'&#233;clats&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'eau du texte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ici m&#234;me une source&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;obtenir un creux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 22</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-22</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-22</guid>
		<dc:date>2026-06-02T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Michel Jullien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Ce qui na&#238;t en soi lorsqu'on ne parle pas, et patiente pour que le temps de l'&#233;criture s'en empare. Quitter la langue basse, celle aux tonalit&#233;s tristes et raviver du bout des doigts la langue haute pour aller &#224; la rencontre de ce qui se murmure au creux de nos failles, dans les recoins d'ombres o&#249; tout se tait. Cela bruit dans l'incandescence de l'instant. Il suffit alors de s'accro&#238;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Quand on est persuad&#233; avoir &#233;t&#233; travers&#233;e par l'&#233;criture et d'avoir laiss&#233; des traces sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/michel-jullien" rel="tag"&gt;Michel Jullien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/img_2696.jpg?1780298617' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Ce qui na&#238;t en soi lorsqu'on ne parle pas, et patiente pour que le temps de l'&#233;criture s'en empare. Quitter la langue basse, celle aux tonalit&#233;s tristes et raviver du bout des doigts la langue haute pour aller &#224; la rencontre de ce qui se murmure au creux de nos failles, dans les recoins d'ombres o&#249; tout se tait. Cela bruit dans l'incandescence de l'instant. Il suffit alors de s'accro&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Quand on est persuad&#233; avoir &#233;t&#233; travers&#233;e par l'&#233;criture et d'avoir laiss&#233; des traces sur le fichier d'ordinateur et que, le lendemain rien n'est inscrit, que l'&#233;criture n'a pas eu lieu, que tout cela n'&#233;tait que mental, et que bien s&#251;r, on ne se souvient de rien qui aurait pu &#234;tre not&#233;. Entre l'horizon int&#233;rieur et le r&#233;el, l'espace est plein d'interstices o&#249; se perdre et d'ar&#234;tes o&#249; se heurter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Cheminant vers le village, je partage l'espace avec les hirondelles qui ponctuent leur vol d'ici &#224; l&#224; et de l&#224; &#224; ici, par ce que je nommerai leur chant. Il y a d'&#233;tranges solidarit&#233;s qui se rencontrent dans le court passage d'un instant o&#249; la conscience est vive. Quelque chose de plus grand que les minutes partag&#233;es, et qui ram&#232;ne &#224; la m&#233;moire d'autres instants similaires de bonheur de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Dans l'instant, ouvrir un livre au hasard de ses mains, se balader au sein des pages dans le d&#233;sir de devenir l'h&#244;te de l'inconnu, de s'en faire l'&#233;cho et de devenir &#224; son tour un &#233;missaire de mots. Cela esp&#232;re en soi, comme les fleurs esp&#232;rent &#224; la fois le soleil et l'eau de pluie. Ce n'est que cela : une aspiration &#224; mieux vivre, &#224; mieux &#234;tre, &#224; &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ J'invente mon propre mod&#232;le de vie. Je m'arrange avec qui j'ai &#233;t&#233; et qui je suis,d&#233;sormais. Se d&#233;sencombrer de ce qui p&#232;se et se tourner vers ce qui porte un peu plus loin sur le chemin. Habiter en soi comme en une maison o&#249; vivre seul. &#192; l'&#233;coute de ses d&#233;sirs et des visions d'horizons et des harpes du vent. Il reste encore des marches &#224; gravir, alors poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Enfouie dans le livre de Michel Jullien &#171; Le format d'un livre &#187;, je prends note de phrases images qui me ravissent :&lt;i&gt; elle vient d'entrer dans cette annulation du temps qu'est lire &lt;/i&gt;en &#233;voquant le personnage d'un film jou&#233; par Emmanuelle Riva. J'apprends aussi des termes qui concernent le vocabulaire du papier:chantonn&#233;,, les peilles, le pourrissoir, le gouverneau, le flotre, l'ambalard, la sallerane, l'andouille, le bourdonn&#233;, le bachasson, l'&#233;tresse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Visite d'une exposition autour de l'estampe, &#233;couter les artistes passionn&#233;s par leur travail partager leurs explications et se nourrir de mots li&#233;s &#224; cette activit&#233; : taille-douce, pointe-s&#232;che, eau-forte, aquatinte, petit burin, r&#233;sine de colophane, morsure...C'est ce dernier terme qui m'a interpell&#233;e, celui de morsure qui repr&#233;sente l'action de l'acide rongeant le m&#233;tal pour faire appara&#238;tre, en creux, le dessin qui sera ensuite imprim&#233;. L'artiste me parlait de morsure douce...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le format d'un livre/ 2</title>
		<link>https://jardindombres.fr/le-format-d-un-livre-2</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/le-format-d-un-livre-2</guid>
		<dc:date>2026-06-01T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Michel Jullien</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien n'est pareil avec un disque. Ils n'ont pas de couverture mais une pochette. On le tire, la pochette est de c&#244;t&#233;, comme une mue. Il y a s&#233;paration, rupture de l'objet. Le livre demeure le corps et son dedans m&#234;me. Il s'ouvre, mais alors comme s'ouvrent peu de choses et d'accessoires manufactur&#233;s, sans porte et sans tiroir, sans bouchon ni couvercle, sans fen&#234;tre, sans m&#233;canisme &#224; la fa&#231;on des parapluies. Comme les fruits &#8211; comme les hu&#238;tres &#8211;, il s'ouvre &#224; c&#339;ur de sa texture un peu comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/lectures" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/michel-jullien" rel="tag"&gt;Michel Jullien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/local/cache-gd2/0d/5624331e65b63169ec033e3dab8ff0.jpg?1780291839' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='98' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien n'est pareil avec un disque. Ils n'ont pas de couverture mais une pochette. On le tire, la pochette est de c&#244;t&#233;, comme une mue. Il y a s&#233;paration, rupture de l'objet. Le livre demeure le corps et son dedans m&#234;me. Il s'ouvre, mais alors comme s'ouvrent peu de choses et d'accessoires manufactur&#233;s, sans porte et sans tiroir, sans bouchon ni couvercle, sans fen&#234;tre, sans m&#233;canisme &#224; la fa&#231;on des parapluies. Comme les fruits &#8211; comme les hu&#238;tres &#8211;, il s'ouvre &#224; c&#339;ur de sa texture un peu comme on fend l'eau, par le papier m&#234;me. Mais contrairement aux fruits ou aux enveloppes timbr&#233;es, il s'ouvre partout &#224; la fois ; dr&#244;le de chose, chaque page d'un livre est un autre dedans. [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de fois le m&#234;me livre s'ouvre-t-il et se ferme-t-il entre les mains du lecteur ? Si chaque livre est un tout, il reste que le lecteur conserve une puissance absolue sur l'auteur, celle de d&#233;cider de ses arr&#234;ts selon ses contingences ou son humeur. Il a sur l'&#233;crivain une immense libert&#233;, le choix du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Jullien &#171; Le format d'un livre &#187; ( Verdier 2026)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentation du livre de Michel Jullien sur le site des &#233;ditions Verdier :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Le format d'un livre, ce sont ses dimensions bien s&#251;r, mais davantage. C'est l'exp&#233;rience d'un dehors et d'un dedans, celle d'une approche, d'un rapport physique avec l'objet, c'est un ensemble de sensations tactiles, visuelles, olfactives m&#234;me. Chacun d'entre eux est une &#171; g&#233;ographie &#187; que nous abordons quel que soit son contenu. &#192; chaque ouvrage une hospitalit&#233;, une mouture typographique, un papier, un caract&#232;re d'imprimerie ; &#224; chacun un temp&#233;rament.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour &#234;tre entr&#233;s dans notre existence, ces bouquins sont nos jalons. Nous avons vers&#233; dedans une part de notre temps, un peu de notre vie y est d&#233;sormais enferm&#233;e, capable de rena&#238;tre.&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LUMINA/ 15</title>
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		<dc:date>2026-05-30T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Virginia Woolf</dc:subject>
		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>
		<dc:subject>Wajdi Mouawad</dc:subject>
		<dc:subject>Roland Barthes</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dimanche 15 mars/ L'affaire est de se lib&#233;rer soi-m&#234;me : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser g&#234;ner. (Virginia Woolf : Journal d'un &#233;crivain) &lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi 16 mars/ Changer, donner un contenu &#224; la &#171; secousse &#187; du milieu de la vie &#8211; c'est-&#224;-dire, en un sens, la n&#233;cessit&#233; de se donner un nouveau &#171; programme &#187; de vie (un programme de vita nova). (Roland Barthes : La pr&#233;paration du roman) &lt;br class='autobr' /&gt;
Mardi 17 mars/ Ce n'est pas que je manque de temps, c'est qu'il n'est plus fix&#233; au mur par mes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/roland-barthes" rel="tag"&gt;Roland Barthes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1180433.jpg?1780038350' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dimanche 15 mars/ &lt;i&gt;L'affaire est de se lib&#233;rer soi-m&#234;me : trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser g&#234;ner.&lt;/i&gt; (Virginia Woolf : Journal d'un &#233;crivain)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lundi 16 mars/ &lt;i&gt;Changer, donner un contenu &#224; la &#171; secousse &#187; du milieu de la vie &#8211; c'est-&#224;-dire, en un sens, la n&#233;cessit&#233; de se donner un nouveau &#171; programme &#187; de vie (un programme de vita nova)&lt;/i&gt;. (Roland Barthes : La pr&#233;paration du roman)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 17 mars/ &lt;i&gt;Ce n'est pas que je manque de temps, c'est qu'il n'est plus fix&#233; au mur par mes punaises, il est tomb&#233; en plis, et je ne peux pas le r&#233;accrocher, en tout cas pas en ce moment.&lt;/i&gt; (Christine Jeanney : blog Tentatives)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 18 mars/ &lt;i&gt;Assis paisiblement, sans rien faire, le printemps vient, et l'herbe cro&#238;t d'elle-m&#234;me .&lt;/i&gt; (po&#232;me zen)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi 19 mars/&lt;i&gt; Si le verbe &#233;crire se trouve d'un c&#244;t&#233; d'un ravin et si le verbe changer lui fait face sur le c&#244;t&#233; oppos&#233;, ils sont alors tous deux reli&#233;s par un pont, c'est le verbe choisir.&lt;/i&gt; (Wajdi Mouawad : Jusqu'au bord de son ravin)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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