<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://jardindombres.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Jardin d'ombres</title>
	<link>https://jardindombres.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://jardindombres.fr/spip.php?id_mot=10&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 17</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-17</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/ricochets-annee-3-semaine-17</guid>
		<dc:date>2026-04-28T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Antoine Emaz</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Cela s'&#233;crit ailleurs qu'entre ces lignes. Cela s'&#233;crit dans un renouveau d'&#233;criture, une mani&#232;re diff&#233;rente d'aborder les fragments qui s'encha&#238;nent. C'est sans doute plus structur&#233;, avec une ossature qui rassemble ce qui pourrait para&#238;tre &#233;parpill&#233;. Ce sont comme les tableaux d'un int&#233;rieur qui ouvre un peu ses volets pour laisser filtrer quelques rais de lumi&#232;re sur les murs qui soutiennent la maison. Cela d&#233;ploie les voiles autour d'une m&#233;ditation. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Esp&#233;rer chaque jour un nouveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-3" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 3&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/antoine-emaz" rel="tag"&gt;Antoine Emaz&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/img_2608.jpg?1777279280' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Cela s'&#233;crit ailleurs qu'entre ces lignes. Cela s'&#233;crit dans un renouveau d'&#233;criture, une mani&#232;re diff&#233;rente d'aborder les fragments qui s'encha&#238;nent. C'est sans doute plus structur&#233;, avec une ossature qui rassemble ce qui pourrait para&#238;tre &#233;parpill&#233;. Ce sont comme les tableaux d'un int&#233;rieur qui ouvre un peu ses volets pour laisser filtrer quelques rais de lumi&#232;re sur les murs qui soutiennent la maison. Cela d&#233;ploie les voiles autour d'une m&#233;ditation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Esp&#233;rer chaque jour un nouveau seuil &#224; franchir. Pour l'ampleur que cela insufflera dans sa journ&#233;e, ou la couleur qui irisera alors le regard, ou tout simplement pour la joie de sentir son existence encore en possibilit&#233; de s'&#233;largir. Pour le sillage qui se pressent dans un d&#233;but de quelque chose que l'on ne sait pas. Pour les apparitions de cet invisible qui nous cerne. Pour l'&#233;nigme entre ombres et lumi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Dans un tableau, ce sont les d&#233;tails qui me sollicitent. La forme d'un nuage, le plissement d'une &#233;toffe, un fil de couleur que l'on suit du regard, les doigts recourb&#233;s d'une main, des ocelles sur un plumage, la cro&#251;te d'un pain, un repli d'ombre, un reflet sur une vitre, un verre ou une nappe d'eau, l'intimit&#233; d'un souffle, un rien qui &#233;merge de l'invisible et chuchote des vocables d'un arri&#232;re-pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je me sens parfois comme un ver de bois, appel&#233; aussi vrillette du bois, que l'on ne voit pas, mais qui creuse des galeries dans des meubles et des poutres et laisse tomber un peu de sciure au sol, trace de son activit&#233; xylophage. Je me faufile aussi dans la galerie d'un pass&#233; qui ressurgit de temps &#224; autre sans pr&#233;venir, et cherche &#224; produire mon petit tas de sciure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ On voudrait pouvoir inventer le verbe silencer afin de lui octroyer une conjugaison et lui donner un champ d'action plus vaste. Et, faisant des recherches sur internet, on s'aper&#231;oit qu'il existe d&#233;j&#224; : silencer ou silencier&#8230;, mais il n'est gu&#232;re utilis&#233; de nos jours. Je voudrais pouvoir &#233;crire : je silence le plus souvent et le plus longtemps possible, ou silencer c'est se donner les moyens d'&#234;tre davantage et enfin soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ L'&#233;criture se vit comme un lieu. Un lieu de solitude, paisible, en retrait du reste du monde. Avec une pellicule de fragilit&#233; qui le cerne. D'o&#249; peut s'&#233;lever une force. Le terreau aussi d'une d&#233;stabilisation possible. Un lieu paradoxal empli d'&#233;tincelles susceptibles d'un embrasement ou de quelques lueurs dans un quotidien somme toute tr&#232;s banal. Le mot &#233;piphanie est le bienvenu, mais l'&#233;tincelle me suffit, je n'ai besoin de rien d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Il y a plus de vingt livres &#224; la port&#233;e de mes mains. J'en ouvre un, lis quelques pages, puis un autre m'appelle qui vient faire &#233;cho &#224; la premi&#232;re lecture et ainsi tout au long des heures. Je laisse faire le hasard. Et une phrase me happe : &lt;i&gt;J'&#233;cris dans les freins&lt;/i&gt; d'Antoine Emaz. Et penser alors aux zones qui s'excluent, sans r&#233;flexion v&#233;ritable, de la libert&#233; de l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 9</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-9</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-9</guid>
		<dc:date>2026-03-30T08:42:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Antoine Emaz</dc:subject>
		<dc:subject>Anh Mat</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Construire son propre temps, c'est prendre soin de soi. Ouvrir les portes &#224; ce je qui r&#233;clame souffle. Ne pas oublier que l'on &#233;volue toujours dans une d&#233;marche d'apprentissage, de d&#233;couverte, de traduction, d'interpr&#233;tation. Il reste &#224; donner sens. Par la langue. La laisser r&#233;sonner, et peut-&#234;tre m&#234;me se laisser soigner par elle. Une th&#233;rapie par la lecture et l'&#233;criture intimement li&#233;es. Tel un canari dans une galerie de mine. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Quelle main secourable, jaillissant des orni&#232;res de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/antoine-emaz" rel="tag"&gt;Antoine Emaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://jardindombres.fr/anh-mat" rel="tag"&gt;Anh Mat&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/p1180766.jpg?1774861435' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Construire son propre temps, c'est prendre soin de soi. Ouvrir les portes &#224; ce je qui r&#233;clame souffle. Ne pas oublier que l'on &#233;volue toujours dans une d&#233;marche d'apprentissage, de d&#233;couverte, de traduction, d'interpr&#233;tation. Il reste &#224; donner sens. Par la langue. La laisser r&#233;sonner, et peut-&#234;tre m&#234;me se laisser soigner par elle. Une th&#233;rapie par la lecture et l'&#233;criture intimement li&#233;es. Tel un canari dans une galerie de mine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Quelle main secourable, jaillissant des orni&#232;res de la vie, sinon celle de la lecture... C'est ce que nous redit Marcel Proust dans &lt;i&gt;Sur la lecture&lt;/i&gt;. Et l'on sait d'exp&#233;rience que cette assertion est fiable. Cette impulsion venue de ce qui est &#233;crit vient toucher ce quelque chose au fond de soi qui, seul, ne parvenait pas &#224; s'exprimer. Les deux intimes se rejoignent et s'accompagnent. Virgile et Dante au paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Suffit d'entamer le tunnel d'une phrase&lt;/i&gt;* et se laisser emporter. Cela vaut pour la lecture. Mais aussi pour l'&#233;criture. Le temps s'articule alors d'une toute autre mani&#232;re. Le temps &#233;prouv&#233; se conjugue avec distorsion et s'&#233;loigne d'une r&#233;alit&#233; &#224; laquelle on pr&#233;f&#232;re son propre r&#233;el. On se recroqueville dans cette orni&#232;re choisie, le regard port&#233; sur un horizon autre, hors de tout pr&#233;sent, et porteur d'ailes aux lettres de r&#234;verie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ D'o&#249; viennent les forces n&#233;cessaires &#224; enjamber les obstacles qui se dressent sur les parois du jour ? L'&#233;lan qui pousse &#224; aller de l'avant en faisant fi de la r&#233;alit&#233;, en martelant qu'il faut aller au bout de sa route, et trouver en soi l'&#233;quilibre interne, le possible dans cet impossible qui se dresse, avec impertinence, devant soi. Il suffirait d'aller de l'avant, de dire on continue et basta. &lt;br class='autobr' /&gt;
5/ Y-a-t-il vraiment une route que l'on aurait &#224; suivre... Ne seraient-ce pas plut&#244;t des encha&#238;nements de carrefours, avec m&#234;me la pr&#233;sence de ronds-points, pour pouvoir tourner un peu en rond, et revenir m&#234;me sur les orni&#232;res creus&#233;es... Personne ne sait vraiment o&#249; il se dirige, o&#249; ses pas le conduisent. Les vies sont faites de solitudes sans certitudes. Mais de solitudes entrouvertes, avec des choix pour briser les lignes droites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/&lt;i&gt; Peu. Rien. Silence. Tenir. Sauf. &#201;crire. Calme. Carnet. Po&#232;me. Rester l&#224;. C'est .Dehors. Dedans. On peut . Comme si de rien. Mur.Os. Peu de bruit. Fond de ciel. On est l&#224;. On ne sait pas. Personne. Une fa&#231;on de peu. Comme devant un seuil. Plier langue.Plus rien. Bouts de jour. Pour ouvrir l'&#339;il. Comme des mots. Au pied du mur. On est debout. En face. Ombre. La t&#234;te se creuse.&lt;/i&gt;**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Dans les recoins de nos vies minuscules, garder corps. Et mots. Sans autre boussole que ce qui fr&#233;mit en notre intime. Prendre image chez le petit enfant qui d&#233;couvre l'&#233;quilibre de la marche, rit de cette victoire incroyable et avance, avance encore plus loin. Dans le risque de son pas. Et le d&#233;sir du pas d'apr&#232;s. De soi &#224; hors de soi. Vers la main tendue et les bras ouverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ahn Mat dans un commentaire sur Facebook &#034;et on ne sait pas o&#249; la nuit va s'arr&#234;ter &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
** Antoine Emaz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
