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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 2</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Victor Hugo</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Et si l'on faisait comme avant ? S'envoler pour le pays imaginaire de l'enfance. On se verrait bien assise sous un arbre accueillant, ou sur un gros rocher que la main effleurerait, le regard portant loin sur un horizon fluctuant, et les pens&#233;es alors qui traverseraient l'esprit, les histoires qui se raconteraient, les images un peu na&#239;ves qui d&#233;fileraient, les tr&#233;sors ainsi mis &#224; jour, de petits papillons de lumi&#232;re imprim&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Dans des coins d'ombres et de silence, dans les marges et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Et si l'on faisait comme avant ? S'envoler pour le pays imaginaire de l'enfance. On se verrait bien assise sous un arbre accueillant, ou sur un gros rocher que la main effleurerait, le regard portant loin sur un horizon fluctuant, et les pens&#233;es alors qui traverseraient l'esprit, les histoires qui se raconteraient, les images un peu na&#239;ves qui d&#233;fileraient, les tr&#233;sors ainsi mis &#224; jour, de petits papillons de lumi&#232;re imprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Dans des coins d'ombres et de silence, dans les marges et derri&#232;re les arbres, cela se murmure encore au sein d'&#233;toiles phrases qui se tissent. C'est le lieu du r&#234;ve. O&#249; l'on plonge comme dans un bain de fleurs sauvages. On y croise des enfants qui s'&#233;merveillent d'un rien et qui ont un grand s&#233;rieux lorsqu'ils conversent avec une coccinelle, un escargot, une peluche dont ils ne peuvent se s&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Le meurtre d'&#226;me est invisible.&lt;/i&gt; Se dire qu'il y a de grandes chances que l'on passe sa journ&#233;e avec cette phrase soulign&#233;e hier soir dans un livre, recherch&#233;e ce matin, sans davantage savoir quoi en faire, mais l'&#233;crire &#224; nouveau fige sa force et permet &#224; l'esprit de poursuivre sa r&#233;flexion. On sent bien qu'il y a des choses qui bougent en soi et que l'on n'est pas d'un bloc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ J'ai chang&#233; la photo qui s'affiche en fond d'&#233;cran sur l'ordinateur. Il y a un &#339;il de lichen &#233;norme qui me d&#233;visage. Et forc&#233;ment les vers de Victor Hugo remontent en m&#233;moire : &lt;i&gt;L'&#339;il &#233;tait dans la tombe et regardait Ca&#239;n&lt;/i&gt;. On n'&#233;chappe pas aux images et aux mots qui nous retrouvent. Le signe reste visible et suscite d'autres visions et d'autres mots. Il se tient sur le chemin des sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il y a tant de portes au seuil desquelles on se tient, ind&#233;cis, incertain que c'est bien celle-l&#224; qu'il faudrait pousser. Des lueurs filtrent dans les interstices du bois. De l'eau, du feu, de la nuit. Laquelle serait la bonne ? . Face &#224; chaque porte, un fragment de r&#233;ponse se serait &#233;crit, nourri par la chair du doute. De jour en jour, la question poursuit son errance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Comme on abandonne du blanc sur la page du po&#232;me, peut-on nommer &lt;i&gt;blancs&lt;/i&gt; les instants de rien au long d'une journ&#233;e &#8212; m&#234;me si dans le po&#232;me ces espaces peuvent &#234;tre des instants de plein &#8212; et faire l'inventaire des instants denses o&#249; l'esprit a rempli son travail et o&#249; il gagne un peu de terrain dans la connaissance de soi et des autres, sans parler de l'univers qui contient le tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 /Lire quelque part intensit&#233; d'&#234;tre et se dire que c'est la qu&#234;te d'une vie enti&#232;re, au travers du quotidien et de ses al&#233;as qui grignotent l'essentiel du temps. La po&#233;sie dans cet aller-retour entre dehors et dedans en est un des ajours. N&#233;gliger les &#233;clats de voix ici et ailleurs ou les bruits de vaisselle que l'on brise en grand tapage. On rejoint soi l&#224; face &#224; un bruissement d'herbes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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