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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 43</title>
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		<dc:date>2026-04-12T12:13:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Christine Jeanney</dc:subject>
		<dc:subject>Samuel Beckett</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Les lignes qui se tracent, presque malgr&#233; nous, sur des cahiers, des carnets ou n'importe quel support dont on peut s'emparer, sont tels des fils de toiles d'araign&#233;es pour tenter d'emprisonner les entrelacs de ce qui se pense. Entre le dehors et le dedans, cela se trame, se tisse sans savoir &#224; quoi pourra bien ressembler la dentelle ou l'&#233;toffe ajour&#233;e qui se fabrique. Une m&#233;tamorphose de soi en acte. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Cr&#233;er est peut-&#234;tre un rituel de deuil &#233;crit Christine Jeanney dans son block (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Les lignes qui se tracent, presque malgr&#233; nous, sur des cahiers, des carnets ou n'importe quel support dont on peut s'emparer, sont tels des fils de toiles d'araign&#233;es pour tenter d'emprisonner les entrelacs de ce qui se pense. Entre le dehors et le dedans, cela se trame, se tisse sans savoir &#224; quoi pourra bien ressembler la dentelle ou l'&#233;toffe ajour&#233;e qui se fabrique. Une m&#233;tamorphose de soi en acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ &lt;i&gt;Cr&#233;er est peut-&#234;tre un rituel de deuil&lt;/i&gt; &#233;crit Christine Jeanney dans son block note qu'elle r&#233;dige avec pers&#233;v&#233;rance au quotidien. Apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les rituels de deuil, que l'on ne sait pas trop comment g&#233;rer, elle parle des deuils plus &#233;loign&#233;s de nous ceux qui envahissent le monde, et Christine conclue son texte par cette phrase qui me percute, et qui va me trotter dans la t&#234;te en ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ De petits soup&#231;ons de phrases tentent de se poser, apr&#232;s &#234;tre rest&#233;s calfeutr&#233;s dans les arcanes d'un cerveau fatigu&#233;. Un fragment de soi rena&#238;t, vit &#224; nouveau, autre, mais tout autant r&#233;el. Faire vibrer sa vie, m&#234;me infime, par l'entremise des mots, c'est parfois la seule chose qu'il reste et on se dit que l'on a de la chance de pouvoir encore en &#234;tre capable pour r&#233;sister contre le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Le d&#233;voilement d'une histoire, lors de la lecture d'un roman, qui prend le temps de l'errance, qui s'attarde sur des d&#233;tails, nous donne &#224; r&#234;ver, dans des m&#233;andres, o&#249; l'on appr&#233;cie de s'&#233;garer, de se laisser emporter, jeter sur une gr&#232;ve un instant, avant de repartir un peu plus loin, un peu plus profond dans la densit&#233; des lieux ou des personnages, dans cette vie o&#249; l'on se laisse hame&#231;onner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ &#192; marcher toujours dans les m&#234;mes sillons, &#224; voir les m&#234;mes paysages, on oublie que des ailleurs pointent ici ou l&#224;, que d'autres chemins seraient possibles d'&#234;tre emprunt&#233;s, que des murs pourraient &#234;tre franchis, et des ruisseaux enjamb&#233;s...Entre terre et ciel, il doit bien se trouver une vision, avec un peu de bleu, capable de me porter encore sur des chemins neufs. Mais je n'arrive pas &#224; effacer le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ &lt;i&gt;&#192; part ce qui est dit il n'y a rien&lt;/i&gt;.* &#192; part ce qui s'&#233;crit ici ou dans d'autres carnets, il ne reste rien. Tout s'effiloche de ce qui s'est attrap&#233; au vol sur l'&#233;cran, ou entendu entre deux portes, ou lu, m&#234;me avec une attention d&#233;multipli&#233;e. Il faut noter ce qui importe, &#224; la main ou au clavier pour que cela vive encore et encore, nourrisse, instruise et rassasie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Il faudrait sans doute beaucoup marcher pour retrouver qui je devrais &#234;tre. La marche dans une for&#234;t automnale, m&#234;me si le froid commence &#224; attiser le bout des doigts, incite &#224; regarder o&#249; l'on est, o&#249; l'on va, &#224; poser le pied avec une attention requise pour ne pas glisser ou se laisser d&#233;s&#233;quilibrer par un caillou ind&#233;licat. Marcher, regarder le feuillage au sol, celui accroch&#233; aux branches et penser..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Samuel Beckett &#171; Pour finir encore et autres foirades &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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