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	<title>Jardin d'ombres</title>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 2/ Semaine 45</title>
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		<dc:date>2026-04-12T15:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Wajdi Mouawad</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ Attendre des images, que l'on regarde d&#233;filer dans une vid&#233;o exhum&#233;e alors qu'on la croyait d&#233;finitivement perdue, que se l&#232;ve quelque chose enfoui au fond de la m&#233;moire et qui, par une sorte de r&#233;surrection, tenterait de redonner les m&#234;mes &#233;mois, les m&#234;mes sensations que celles ressenties lors de la prise de vues. Mais on n'est plus la m&#234;me personne, et seule subsiste la joie de revoir ces lieux apaisants. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Voir comment chacune s'empare de la proposition d'&#233;criture dans un des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Attendre des images, que l'on regarde d&#233;filer dans une vid&#233;o exhum&#233;e alors qu'on la croyait d&#233;finitivement perdue, que se l&#232;ve quelque chose enfoui au fond de la m&#233;moire et qui, par une sorte de r&#233;surrection, tenterait de redonner les m&#234;mes &#233;mois, les m&#234;mes sensations que celles ressenties lors de la prise de vues. Mais on n'est plus la m&#234;me personne, et seule subsiste la joie de revoir ces lieux apaisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Voir comment chacune s'empare de la proposition d'&#233;criture dans un des ateliers que j'anime, est toujours une source de satisfaction intense. Et ce silence qui pr&#233;c&#232;de le plongeon dans l'&#233;criture, et pendant l'&#233;criture aussi, apr&#232;s la lecture d'un texte que j'essaie toujours de proposer qui a de l'intensit&#233;. Et l'&#233;nergie que je re&#231;ois ensuite lorsque j'&#233;coute les textes. Et voir aussi la joie sur les visages lorsque l'on se s&#233;pare&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ &lt;i&gt;Lorsque cela semble s'&#233;crire au-del&#224; de soi&lt;/i&gt;* : j'entends cela et n'&#233;coute plus ce qui se dit apr&#232;s. C'est cela les Ricochets, quelques mots qui &#233;clatent en t&#234;te et qui tracent leurs cercles de r&#233;sonance, &#233;largissant leur pourtour encore et encore et accomplissant le travail de maintenir vivante une pens&#233;e qui sans cesse se heurte &#224; un r&#233;el o&#249; justement tout est fait pour que l'on ne pense pas vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Ce serait comme une forme de jach&#232;re, de terrain int&#233;rieur en attente palpable. On sent bien qu'il y a quelque chose qui tremble, comme une barque qui balance au bord de la rive, encore pr&#232;s de la berge, mais pr&#234;te &#224; se glisser sur les eaux calmes du lac. Encore enduite de ces silences de la nuit et aimant&#233;e par la tentation d'aller vers l'avant de ce qui se profile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Je sais bien qu'il est vain de chercher &#224; apprendre tout ce que j'ignore mais la boulimie de connaissances ne me l&#226;che pas. C'est cette pers&#233;v&#233;rance qui me rend vivante et d&#233;sireuse de l'&#234;tre plus encore. Rester avide devant l'incommensurable univers de savoirs qui m'&#233;chappe et dont je ne peux m'emparer, mais se dire que chaque jour il est susceptible de se faufiler quelque chose dont je n'avais pas l'id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Flottement &#233;prouv&#233; devant le dire ou l'&#233;crire, avec la certitude de la n&#233;cessit&#233; d'aller de l'avant malgr&#233;. On voudrait juste se laisser prendre le temps de regarder. Mais toujours, il n'y a rien &#224; faire, ce besoin de dire. Concentrer toute l'&#233;nergie dans le voir, le regarder et taire le dire. Se contenir dans la mutit&#233;. Se tenir coi. Avec juste les paupi&#232;res vers le haut, puis vers le bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Traverser des textes sur des blogs ou des cha&#238;nes vid&#233;os &#8211; amis je ne sais pas &#8211; mais qui me stimulent, m'interpellent, d'o&#249; cela r&#233;sonne car il se passe quelque chose, une mani&#232;re aussi de crocheter des mots, enclencher une phrase qui sans cela ne serait pas venue. On se tient sur le seuil, devant la porte ouverte, sans entrer vraiment, ou alors sur la pointe des pieds, pour ne pas d&#233;ranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Wajdi Mouawad&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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