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	<title>Jardin d'ombres</title>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 3/ Semaine 12</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre Cendors</dc:subject>

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&lt;p&gt;1/ J'imagine que chacun d'entre nous poss&#232;de un ailleurs dans ses r&#234;ves. Pour le rejoindre, il suffit de traverser les zones d'ombres qui le calfeutrent, qui l'isolent et le rendent imp&#233;n&#233;trable au commun des mortels. On pourrait qualifier ce lieu de haute terre, ou de dernier refuge. Un r&#233;el imaginaire o&#249; la possibilit&#233; d'un voyage int&#233;rieur serait envisageable. La langue du silence y serait la plus usuelle. Un lieu de forces int&#233;rieures. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Ne pas prendre de place, passer inaper&#231;ue, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/pierre-cendors" rel="tag"&gt;Pierre Cendors&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ J'imagine que chacun d'entre nous poss&#232;de un ailleurs dans ses r&#234;ves. Pour le rejoindre, il suffit de traverser les zones d'ombres qui le calfeutrent, qui l'isolent et le rendent imp&#233;n&#233;trable au commun des mortels. On pourrait qualifier ce lieu de haute terre, ou de dernier refuge. Un r&#233;el imaginaire o&#249; la possibilit&#233; d'un voyage int&#233;rieur serait envisageable. La langue du silence y serait la plus usuelle. Un lieu de forces int&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Ne pas prendre de place, passer inaper&#231;ue, rester &#224; l'arri&#232;re-plan. Longtemps j'ai eu cette sensation, et cela perdure encore bien s&#251;r, d'&#234;tre totalement invisible. Ce pourquoi je n'en finis pas d'&#233;crire, de poser des mots les uns pr&#232;s des autres pour faire et laisser trace, de partager aussi cette identit&#233; dans les ateliers d'&#233;criture. Mani&#232;re de trouver une place, de prendre soin de qui j'essaie d'&#234;tre, de poursuivre mon devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Une matin&#233;e de travail intense o&#249; l'&#233;criture prend toute l'&#233;nergie, br&#251;le les forces, mais o&#249; malgr&#233; tout, on parvient au bout de la t&#226;che que l'on s'&#233;tait fix&#233;e m&#234;me si on sent bien que l'intellect n'en peut plus. Une prise de conscience aussi de constater que l'on ne peut plus travailler comme avant, que les neurones sans doute sont en net diminution, et qu'il va falloir d&#233;sormais en tenir compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Longer des for&#234;ts de m&#233;l&#232;zes o&#249; les teintes de vert percent avec tendresse et timidit&#233; la grisaille de cette fin d'hiver. On sent le feuillage pr&#234;t &#224; s'&#233;panouir mais on est juste avant, on sent bien qu'il h&#233;site encore, et que dans cet entre-deux, toutes les promesses d'un apr&#232;s sont en bouquets. Brefs instants o&#249; l'on ressent de la f&#233;licit&#233; d'&#234;tre invit&#233; par hasard &#224; cette m&#233;tamorphose. Un grand merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Face aux forces insolites des lieux qui ouvrent un espace dont on n'avait nulle id&#233;e et nul besoin, on souhaiterait soudain demeurer, r&#233;sider l&#224; &#224; pouvoir &#233;tancher cette soif qui vient de s'&#233;veiller. La lumi&#232;re perce les obscurit&#233;s int&#233;rieures, repousse loin les ombres dans les recoins de nos silences. On reste dans ce &lt;i&gt;levier de l'&#233;veil&lt;/i&gt;*, fig&#233; sur ce seuil d'une r&#233;alit&#233; qui nous ferait devenir statue de pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le silence devient de plus en plus une n&#233;cessit&#233;, un mode d'existence sans lequel il ne me serait plus possible de poursuivre le chemin. L'intensit&#233; du visible alors quand l'autour de soi est &#233;clair&#233; par le silence. La solitude, celle qui est choisie, s'impose lorsque l'on cherche &#224; d&#233;crypter l'informe o&#249; l'on est. Et l'on esp&#232;re que quelque chose survienne dans la transparence de cette avanc&#233;e, devant la page blanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ &#201;coutant les diff&#233;rents &#233;pisodes du s&#233;minaire de Georges Didi-Huberman &lt;i&gt;Le regard dans les plis&lt;/i&gt;, je me sens emport&#233;e dans cette lente travers&#233;e qui me conduit sur des sentiers philosophiques, psychanalytiques, artistiques que je ne ma&#238;trise pas vraiment. J'avance sans certitude sur mes capacit&#233;s &#224; comprendre toute la d&#233;marche mais il me semble malgr&#233; tout que quelque chose se passe et que mon regard sur les &#339;uvres d'art se r&#233;v&#232;lera autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Pierre Cendors : &lt;i&gt;L'invisible dehors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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