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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 52</title>
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		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Se laisser traverser de souvenirs d'enfance en cette p&#233;riode d'avant No&#235;l, en avoir perdu certains, le temps ayant fait son travail m&#233;thodique d'usure, mais en conserver d'autres dans des &#233;crins. On voudrait bien se lover dans un petit &#233;crin dans les souvenirs de nos enfants et petits-enfants, pour que quelque chose subsiste de nous. Mais &#224; chacun la forge de son enfance, o&#249; cr&#233;pite le feu de ce qui fut. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Le nerf du jour sur lequel appuyer et laisser monter en soi l'&#233;nergie de joie. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a152.jpg?1775233706' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Se laisser traverser de souvenirs d'enfance en cette p&#233;riode d'avant No&#235;l, en avoir perdu certains, le temps ayant fait son travail m&#233;thodique d'usure, mais en conserver d'autres dans des &#233;crins. On voudrait bien se lover dans un petit &#233;crin dans les souvenirs de nos enfants et petits-enfants, pour que quelque chose subsiste de nous. Mais &#224; chacun la forge de son enfance, o&#249; cr&#233;pite le feu de ce qui fut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Le nerf du jour sur lequel appuyer et laisser monter en soi l'&#233;nergie de joie. Il faut parfois forcer la pens&#233;e &#224; prendre une direction et tenter de tenir, t&#234;te haute, face au monde dont on ne comprend plus grand chose. Affirmer qu'il y a de la beaut&#233; dans ce jour, que nous sommes privil&#233;gi&#233;s et qu'il faut profiter de ces instants ensemble tout simplement. Ouvrir les mains : un paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ De l'ocre rouge se glisserait dans ce qui s'&#233;crit, avec des ailes agraf&#233;es aux lettres. Tout s'envolerait et des traces rouges se diffuseraient entre les nuages. Et l'on passerait des heures &#224; contempler ces riens, &#224; tenter de s'&#233;vader entre les parenth&#232;ses mouvantes des nu&#233;es. Puis tout dispara&#238;trait, les mots s'effaceraient, et l'on prendrait &#224; nouveau ses distances, on irait se ressourcer ailleurs, on trouverait bien autre chose &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Est-ce qu'il reste encore &#224; &#233;crire ? Se dire que l'on vit dans le domaine d'un possible, que l'on circule d'une pi&#232;ce &#224; l'autre dans cette maison, et que certaines fen&#234;tres sont aveugles, que la lumi&#232;re s'absente. Il y a des moments de suspension o&#249; rien ne monte en surface. Comme une absence. Alors lire, toujours et encore, car il n'y a que par les livres que na&#238;t une forme d'apaisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Entre les failles qui, on le sait depuis bien longtemps, se seront pas recouvertes, on sinue dans cette guimauve qu'est parfois la vie. Le pied se pose sur le sol d'un possible, la t&#234;te se redresse vers les vo&#251;tes d'un ciel, les doigts grattent encore quelque surface de terre. Et on continue d'inventer un r&#233;el dont un soleil timide hale les confins. On ne peut que souhaiter l'intensit&#233; d'un cr&#233;puscule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Chaque matin, alors que je me place face &#224; l'&#233;cran d'ordinateur, je n'ai aucune id&#233;e de ce qui va s'&#233;crire. Devant le clavier, les lettres semblent emplies de silence et il y a toujours un moment de doute, un instant de perplexit&#233;, &#224; me demander ce que je fais l&#224;. Mais une autre question se fait jour alors : que faire d'autre ? Il reste encore &#224; cueillir ce qui se doit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Comme un matin de pastel. Vert et gris. Seul le caf&#233; et son amertume plus fortes que d'autres jours. Rhume et toux en tout le corps. Et le silence des choses perdues. Un champ de silences gris. Aux aguets d'un mouvement, d'un son, d'une pens&#233;e porteuse de paix. La vibration d'un diapason. Un la sur une corde de violoncelle effleur&#233;e en un instant. Comme le don d'une m&#233;lodie possible &#224; jouer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 51</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Port&#233;e par des voix qui vont et viennent. Je suis aux aguets du temps qui &#233;clot &#224; chaque instant, &#224; tenter de percevoir les sons qui s'&#233;l&#232;vent d'un au-del&#224; de la pens&#233;e. Elles sont l&#224; les voix pr&#234;tes &#224; jaillir et &#224; me faire na&#238;tre &#224; nouveau, &#224; r&#233;v&#233;ler ce qui en moi n'est pas encore apparu. Ce qui n'est pas encore venu, l'impr&#233;vu, je l'attends. Tout semble si fragile. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ O&#249; vont les m&#233;lodies que l'on &#233;coute comme on mangerait un chocolat avec d&#233;lice et attention ? Elles se distillent au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a151.jpg?1775233696' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Port&#233;e par des voix qui vont et viennent. Je suis aux aguets du temps qui &#233;clot &#224; chaque instant, &#224; tenter de percevoir les sons qui s'&#233;l&#232;vent d'un au-del&#224; de la pens&#233;e. Elles sont l&#224; les voix pr&#234;tes &#224; jaillir et &#224; me faire na&#238;tre &#224; nouveau, &#224; r&#233;v&#233;ler ce qui en moi n'est pas encore apparu. Ce qui n'est pas encore venu, l'impr&#233;vu, je l'attends. Tout semble si fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ O&#249; vont les m&#233;lodies que l'on &#233;coute comme on mangerait un chocolat avec d&#233;lice et attention ? Elles se distillent au profond de soi, avec des notes qui voltigent s'entrecroisant entre les silences. Ce n'est pas le domaine de la pens&#233;e mais bien celui d'une r&#233;alit&#233; autre dont on n'a pas la cl&#233;. On est dans un halo du monde, avec ses ombres &#233;mouvantes qui s'animent. Un halo o&#249; s'&#233;terniser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Ces instants avec une petite fille dont les liens de famille nous unissent sont d'une telle intensit&#233; qu'ils font parfois monter les larmes aux yeux. Les rires, la joie qu'elle seule sait transmettre, la complicit&#233; qui se tisse au fil des rencontres, la tendresse &#233;chang&#233;e, les petits mots qui se disent redonnent foi en ce qui fait l'humain. &#202;tre grand-m&#232;re est le plus beau cadeau qu'il m'est donn&#233; de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Mais tout est incertain. M&#234;me les &#233;clairs d'&#339;il. On ne dit pas ce qui se passe mais on peut &#224; peine rendre compte des sensations produites et ressenties. Les sensations int&#233;rieures sont secr&#232;tes et ne se servent pas de mots ordinaires. Elles laissent entrapercevoir un ruisseau d'invisible qui parcourt les corps. Comme si un monde &#233;tait en train de na&#238;tre, comme entre un texte original et une traduction toujours mouvante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Regarder tout ce qui se passe autour de soi de c&#244;t&#233;, en biais. Toujours se trouver en train d'analyser, de chercher &#224; voir si tout va bien, ou bien tenter de ressentir l'&#233;tat d'esprit des uns et des autres, si tout au fond d'eux-m&#234;mes ils sont vraiment heureux.. Et vouloir tout r&#233;soudre, tout embellir, m&#234;me ce que je ne peux savoir, d'un coup de baguette magique mais sans baguette magique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 50</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-50</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Le monde autour de moi m'est &#224; peine visible. Je laisse chaque instant recouvrir le pr&#233;c&#233;dent. Et je laisse advenir ce qui doit. Je cueille des mots qui se distillent &#224; la radio, sur des th&#233;matiques qui me sont inconnues et je bois aux nouvelles sources qui jaillissent. Des musiques, des &#233;changes, des pens&#233;es se partagent, et la journ&#233;e se traverse sur un air de Faur&#233; Cantique de Jean Racine. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Ma voix n'est pas m&#234;me un murmure, elle n'est que le plus minimal souffle qui puisse exister (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a150.jpg?1775233689' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='140' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Le monde autour de moi m'est &#224; peine visible. Je laisse chaque instant recouvrir le pr&#233;c&#233;dent. Et je laisse advenir ce qui doit. Je cueille des mots qui se distillent &#224; la radio, sur des th&#233;matiques qui me sont inconnues et je bois aux nouvelles sources qui jaillissent. Des musiques, des &#233;changes, des pens&#233;es se partagent, et la journ&#233;e se traverse sur un air de Faur&#233; &lt;i&gt;Cantique de Jean Racine.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Ma voix n'est pas m&#234;me un murmure, elle n'est que le plus minimal souffle qui puisse exister sur terre, dans ce monde aux enchev&#234;trements si denses que l'on se sait moins que rien, et encore moins que cela. Alors continuer, malgr&#233;. Et faire de ce malgr&#233; un appui o&#249; r&#233;sister, avancer et poursuivre ce que je peux faire. Mon infini s'est r&#233;tr&#233;ci et mes moins que murmures ne l'&#233;largiront pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Certains aiment sautiller, s'agiter, se tr&#233;mousser, virevolter sur une piste de danse au milieu d'autres, avec d'autres, gesticuler, tenter des figures presque acrobatiques, agiter bras jambes et t&#234;te sur des musiques qui semblent les porter, peut-&#234;tre m&#234;me leur r&#233;v&#233;ler qu'ils sont vivants, qu'ils auraient presque la possibilit&#233; de s'extraire de leur corps. Je les regarde &#234;tre, sans envie. Je pose des mots, cela s'&#233;crit, ce serait comme se laisser &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Je tiens compte de l'obscur, de ce que je ne peux comprendre, de ce que je ne peux pas m&#234;me imaginer. Ce que je sais du monde est infiniment minime et je ne peux penser tirer que quelques fils de cet &#233;cheveau . Mais tenter de comprendre ce qui se vit en moi n'en finit pas de me happer. Il faut que les mots sortent de l'ombre pour dire encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Comment s'&#233;labore une pens&#233;e ? Par quels chemins se faufile-t-elle pour tisser sa toile et parvenir &#224; se clarifier et &#224; tenir ? Qui hante les mots qui se forment ou se d&#233;forment dans le flux de l'esprit ? Ce qui est &#224; na&#238;tre se fomente sans conscience, dans une sorte de c&#233;cit&#233; involontaire. La raison ne peut rien ; il n'y a point d'explication, point de r&#233;ponses claires et nettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Recevoir des nouvelles par le biais de r&#234;ves est toujours passionnant. Une personne d&#233;barque dans votre vie avec la simplicit&#233; d'un enfant, comme si vous l'aviez vue la veille, alors m&#234;me que l'on sait pertinemment qu'elle est morte depuis pr&#232;s de trente-cinq ans. Le visage paisible, elle vous suit car vous &#234;tes venu la chercher pour la reconduire chez elle. Ne pas raisonner et accueillir simplement ce qui doit &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ C'est un monologue que tous ces fragments d&#233;pos&#233;s l&#224;. Mais c'est le propre de tout homme de tenter de dire ce qu'il est, avec les mots qu'il s'est constitu&#233; comme bagage, pour avancer dans la vie. Toujours entre r&#233;el et imaginaire. Chaque matin s'attend la phrase d'apr&#232;s, celle qui va donner vie &#224; une pens&#233;e, colorer le jour d'une certaine couleur. C'est &#224; dire qu'elle va me donner &#224; &#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 49</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-49</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ &#201;cho et paroles. Qui est premier ? Ombre et lumi&#232;re qui vont de pair tout au long de la vie. Et dans le flux d'instants non encore advenus, d'o&#249; viendra l'&#233;cho. On vient tous de lointains dont on pense avoir oubli&#233; l'existence, mais les mots qui se murmurent sur nos l&#232;vres ou qui se tracent sur la feuille blanche ont le poids d'un avant. Et l'on voudrait juste une parole nouvelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Comme envelopp&#233;e d'une vague sensation de bien-&#234;tre, apr&#232;s l'incertitude et le doute qui me visitent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a149.jpg?1775233681' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ &#201;cho et paroles. Qui est premier ? Ombre et lumi&#232;re qui vont de pair tout au long de la vie. Et dans le flux d'instants non encore advenus, d'o&#249; viendra l'&#233;cho. On vient tous de lointains dont on pense avoir oubli&#233; l'existence, mais les mots qui se murmurent sur nos l&#232;vres ou qui se tracent sur la feuille blanche ont le poids d'un avant. Et l'on voudrait juste une parole nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Comme envelopp&#233;e d'une vague sensation de bien-&#234;tre, apr&#232;s l'incertitude et le doute qui me visitent plus souvent qu'il ne serait n&#233;cessaire. Et pourtant le dehors est empli de grisaille et de fra&#238;cheur, la nuit fut entrecoup&#233;e d'un long temps d'insomnie, les nouvelles qui sillonnent les radios gu&#232;re r&#233;jouissantes, mais la matin&#233;e fut dense entre des paroles qui se sont livr&#233;es, &#233;chang&#233;es, et des textes qui se sont &#233;crits et partag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ C'est de nouveau un jour &#224; na&#238;tre, et qui est d&#233;j&#224; en fusion. Et les &#233;chos toujours plus nombreux vont et viennent, trouvent un &#233;lan pour aller de l'avant. Des m&#233;sanges et des merles se croisent entre des branches et colonisent les creux, les espaces laiss&#233;s vides. Entre les livres qui me cernent, je m'abreuve, je bois &#224; la source pour me recr&#233;er. Je suis jardin et ombre et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Comment capter ce qui surgit &#224; chaque instant et qui s'effiloche dans l'indiff&#233;rence ? L'attention &#224; porter &#224; chaque petite chose, &#224; chaque d&#233;tail de vie qui se colle sur la r&#233;tine nous fait rester vivant, nous contraint &#224; la vigilance. Et &#233;crire pour imprimer le tout dans ce mental plein de b&#233;ances qui se creusent de plus en plus profond&#233;ment. Les heures qui passent ainsi sont porteuses d'&#233;clats, et d'&#233;clairs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Des cris se tassent au fond de soi. Lorsque le jour d&#233;cline, on les entend remuer, comme une musique sauvage, au rythme incessant, comme le choc des sabots des chevaux lanc&#233;s au galop sur la plage , frappant et frappant encore, et l'on s'attendrait &#224; entendre hurler des cavaliers, sagaies entre les mains, pr&#234;ts &#224; en d&#233;coudre face &#224; des assaillants dont ils n'ont pas encore pris vraiment la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Le rhizome d'&#233;motions qui serpente dans les profondeurs de chacun d'entre nous colore les joues et nous recr&#233;e &#224; chaque instant. Nous passons de l'une &#224; l'autre au gr&#233; de rencontres, de mises en abyme de situations et nous r&#233;agissons avec le r&#233;servoir que nous avons amass&#233; au fil de nos vies. On est coll&#233; &#224; soi, imbriqu&#233; dans une texture d'&#234;tre infiniment complexe dont il est difficile de s'extraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ L'univers mental du jour d&#233;pend un peu du livre dont mes mains s'emparent lorsque doucement la lumi&#232;re entre dans la maison. C'est une sorte d'improvisation apr&#232;s avoir lu les quelques lignes qui se pr&#233;sentent sous les yeux, et vont donner l'&#233;lan pour orienter les mots qui ne savaient pas qu'ils allaient se d&#233;poser sur la page du traitement de texte. Je ne cherche rien de tr&#232;s pr&#233;cis, sinon &#224; &#233;crire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 48</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-48</link>
		<guid isPermaLink="true">https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-48</guid>
		<dc:date>2026-04-01T09:50:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>


		<dc:subject>Arthur Rimbaud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1/ Sur les l&#232;vres du r&#233;veil, les vers d'un po&#232;me de Rimbaud appris durant l'enfance, mais il en manque des bribes qu'il faudra rechercher, la m&#233;moire n'est pas toujours fid&#232;le. Par petites touches, recoller les morceaux oubli&#233;s, qui renaissent, se ramifient et pouvoir murmurer le sonnet presque dans son int&#233;gralit&#233;. Le premier geste du matin sera de chercher les vers &#233;gar&#233;s, j'avais oubli&#233; de tirer les &#233;lastiques de mes souliers bless&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Si peu dans le pr&#233;sent de cet instant, celui qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://jardindombres.fr/arthur-rimbaud" rel="tag"&gt;Arthur Rimbaud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a148.jpg?1775233673' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Sur les l&#232;vres du r&#233;veil, les vers d'un po&#232;me de Rimbaud appris durant l'enfance, mais il en manque des bribes qu'il faudra rechercher, la m&#233;moire n'est pas toujours fid&#232;le. Par petites touches, recoller les morceaux oubli&#233;s, qui renaissent, se ramifient et pouvoir murmurer le sonnet presque dans son int&#233;gralit&#233;. Le premier geste du matin sera de chercher les vers &#233;gar&#233;s, j'avais oubli&#233; de tirer &lt;i&gt;les &#233;lastiques de mes souliers bless&#233;s&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Si peu dans le pr&#233;sent de cet instant, celui qui a une valeur dont on n'a pas le loisir de go&#251;ter la saveur, si peu dans le ici, mais toujours en &#233;cho &#224; me rem&#233;morer un moment du pass&#233; dont on corrigerait bien quelques asp&#233;rit&#233;s, ou alors dans le songe d'un futur o&#249; &#234;tre, et r&#233;aliser les projets qui me tiennent &#224; c&#339;ur. Seule l'&#233;criture crie l'instant, lui donne corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Camille Pissaro sugg&#232;re &#224; Paul C&#233;zanne d'&#233;claircir sa palette, de fragmenter les touches, de les orienter, et de restituer la sensation qu'il &#233;prouve face au paysage. Mais combien de temps faut-t-il pour traduire cela ? C'est la sensation qui guide les couleurs, les mots, et qui laisse exister une forme d'authenticit&#233;. Et quand ce que l'on voudrait dire se tient cach&#233; sous terre, bien enserr&#233; entre les racines de l'obscur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Au bord de la musique qui coule, sautille dans le lecteur de CD. Chaque note veut danser seule. Et les accords les entra&#238;nent : j'&#233;coute et vois les mains sur le piano seul m&#233;dium des morceaux qui d&#233;filent et apaisent, sans savoir comment, mon esprit. Et Virginia Woolf en filigrane puisque c'est la musique du film &lt;i&gt;The Hours&lt;/i&gt;, compos&#233;e par Philip Glass. Tendre l'oreille au lent mouvement des ombres qui s'&#233;chappent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Ce serait comme fabriquer des couleurs. Sans se pr&#233;occuper de savoir la teinte que cela pourrait prendre. Les tonalit&#233;s ont quelque chose &#224; voir avec le pourquoi pas ou le &#224; jamais ou encore pour toujours. Tout cela est malax&#233; comme de l'argile dont on a aucune id&#233;e de ce qui va se modeler entre les doigts. Alors disharmonie, s&#251;rement, et une sorte de magma d'instants r&#233;els, d'un d&#233;j&#224; l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Au fond des moments du jour &#233;coul&#233;. Ce qui s'est emm&#234;l&#233; entre les minutes et les heures sans savoir. Les intensit&#233;s &#233;motionnelles qui ont fluctu&#233; entre tendresses re&#231;ues et les doutes essentiels qui retentissent en &#233;cho. Se sentir comme un &#234;tre primitif oscillant entre ombre et lumi&#232;re, dans un d&#233;j&#224; vu, un d&#233;j&#224; accompli, un d&#233;j&#224; phras&#233;. On voudrait &#233;crire rond et doux mais les &#233;clairs rejoignent toujours et encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Je lis qu'&#234;tre patient c'est avoir un long souffle. Je vis d'instant en instant, et plus les ann&#233;es s'amassent, plus le souffle est court. Le kal&#233;idoscope des jours est sensiblement toujours un peu le m&#234;me. Dans cet univers enchev&#234;tr&#233; de lianes, une trace s'est inscrite sur laquelle avancer. Sur les bas-c&#244;t&#233;s des orni&#232;res o&#249; ne pas glisser. &#192; l'arri&#232;re-fond, des cavernes de brume et de bruissements o&#249; nulle envie d'aller.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 47</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-47</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ &#192; force de solitude sans doute et de temps accord&#233; &#224; ce qui vibre en soi, retrouver l'&#233;lan du po&#232;me, de l'&#233;tincelle qui jaillit de l'&#233;motion, puis poser des mots et donner forme. Aller, ne pas s'arr&#234;ter, poursuivre encore jusqu'&#224; parvenir. Laisser aux mots le bruit qu'ils peuvent ou doivent avoir. Aller au bout de soi et de ce qui s'&#233;crit. On n'a plus beaucoup le temps de &#231;a devant. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ La pr&#233;sence du doute, sa permanence dans chaque geste de la vie, dans chaque avanc&#233;e du pas, &#224; chaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a147.jpg?1775233665' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ &#192; force de solitude sans doute et de temps accord&#233; &#224; ce qui vibre en soi, retrouver l'&#233;lan du po&#232;me, de l'&#233;tincelle qui jaillit de l'&#233;motion, puis poser des mots et donner forme. Aller, ne pas s'arr&#234;ter, poursuivre encore jusqu'&#224; parvenir. Laisser aux mots le bruit qu'ils peuvent ou doivent avoir. Aller au bout de soi et de ce qui s'&#233;crit. On n'a plus beaucoup le temps de &#231;a devant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ La pr&#233;sence du doute, sa permanence dans chaque geste de la vie, dans chaque avanc&#233;e du pas, &#224; chaque carrefour o&#249; un choix doit s'effectuer. Dans l'&#233;troitesse de nos vies, accepter l'ambivalence des doutes dans le flux d'une vie et les envies de continuer pour &#234;tre un peu plus grand &#224; chaque fois. Poursuivre sa croissance avec l'obstination n&#233;cessaire alli&#233;e &#224; une patience. Plus d'intensit&#233;, alors plus d'&#233;quilibre &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Des heurts ici ou l&#224; pour continuer d'aller vers soi. Le chemin est garni d'&#233;pines de toutes sortes, de buissons de ronces et d'orni&#232;res o&#249; tr&#233;bucher. Rester sur sa propre longueur d'ondes pour avancer encore un peu.M&#234;me avec l'&#226;ge qui progresse, on avance toujours avec les habits du doute autour de soi. Aucune certitude pour parvenir sans mal &#224; trouver un &#233;quilibre entre soi et un dehors toujours trop pr&#233;gnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Ce qui fuit, n'arr&#234;te pas de fuir, les oiseaux, cach&#233;s dans les branches des bouleaux, le mart&#232;lent dans leur chant jet&#233; &#224; tout vent, ou, plus audacieux, se dressent bec pointu sur le rebord de la fen&#234;tre, allant m&#234;me jusqu'&#224; frapper sur le carreau de la fen&#234;tre pour &#234;tre certain d'&#234;tre entendu, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre compris. &#201;gar&#233;s, c'est nous qui le sommes &#224; vouloir retrouver une main &#224; saisir .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Quand les r&#234;ves sont en retard, ou ne r&#233;sistent pas &#224; la venue de l'aube, il reste les r&#234;veries diurnes, celles qui se mettent en mouvement par la venue d'un mot, par une odeur qui se faufile entre les pans d'une fen&#234;tre ouverte, par des sons qui s'&#233;gr&#232;nent paisiblement et tout cela soudain nous transporte dans un ailleurs, o&#249; l'on se d&#233;fait des regards insistants, oppressants qui figent les vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ M&#234;me les instants recroquevill&#233;s entre des doigts, plus tr&#232;s s&#251;rs de ce qu'ils tiennent, ne peuvent &#234;tre oubli&#233;s. Ces tendresses sans ailes pour aller vers un ailleurs dont on ne sait rien, si vite oubli&#233;es par le tournoiement incessant des horloges, ont aussi le droit de se dire. Fatigu&#233;e du fracas du quotidien, toujours trop prenant, sans beaucoup d'espoir, des regards blas&#233;s, laisser voler au loin ces papillons de d&#233;sirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Ce carnet de notes ici, c'est comme se poser quelques instants sur un banc face &#224; ce qui devant soi se pr&#233;sente : le fouillis d'un jardin, un ciel o&#249; d&#233;filent des nuages, une &#233;tag&#232;re de livres, quelques lignes lues puis un arr&#234;t sur quelques mots qui d&#233;clenchent des bribes, tr&#232;s br&#232;ves, d'erres o&#249; trouver la tonalit&#233; du jour devant. Noter ici chaque matin le peu du bruit de mon esprit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 46</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Les pens&#233;es qui suffisent pour tenir le jour. Des bribes de mots o&#249; se relier, des pages de livres qui s'ouvrent &#224; la page n&#233;cessaire et qui, de leur lecture, a&#232;rent le front. Le jour peut recommencer au-del&#224; des grisailles dont il se pare. Le ciel gardera son opacit&#233;, mais le souffle des mots, telle une fl&#232;che, saura transpercer sa peau. Ce sera mon r&#233;el pour les heures &#224; venir. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Un pas qui se r&#233;p&#232;te pour avancer dans l'ombre. La lumi&#232;re restera derri&#232;re. &#192; l'aube de ce jour les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Les pens&#233;es qui suffisent pour tenir le jour. Des bribes de mots o&#249; se relier, des pages de livres qui s'ouvrent &#224; la page n&#233;cessaire et qui, de leur lecture, a&#232;rent le front. Le jour peut recommencer au-del&#224; des grisailles dont il se pare. Le ciel gardera son opacit&#233;, mais le souffle des mots, telle une fl&#232;che, saura transpercer sa peau. Ce sera mon r&#233;el pour les heures &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Un pas qui se r&#233;p&#232;te pour avancer dans l'ombre. La lumi&#232;re restera derri&#232;re. &#192; l'aube de ce jour les premiers tressautements de ce qu'on pourrait nommer l'hiver. Quelles traces suivre pour ne pas perdre espoir, &#224; quel tronc d'arbre s'adosser pour ne pas perdre l'&#233;quilibre, vers quel horizon ajuster sa vision quand rien ne se distingue plus sur le chemin... Se tenir en suspens entre les parois qui se profilent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Les images que nous capturons d'un clic sur le t&#233;l&#233;phone ou l'appareil photos et que nous conservons ne sont que des caresses sur une peau, avant la mue du temps. Les images rassembl&#233;es sur des fichiers dans nos ordinateurs sont les tessons de chairs, des bribes de caresses subtilis&#233;es au hasard des vents. Entre la mat&#233;rialit&#233; des images regard&#233;es et des mots qui se forment alors, le souffle du temps enfui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Tout est incertain dans ce qui entoure.L'&#233;criture du monde qui voudrait bien tourner encore laisse sans voix. Chaque matin une page du calendrier se tourne lourde des &#233;clats qui s'effondrent au sol dans une sorte d'indiff&#233;rence. On voudrait bien retrouver des yeux d'enfant avide de d&#233;couvrir les choses nouvelles qui l'attendent, le d&#233;sir d'apprendre encore et encore, et faire un dessin aux couleurs chatoyantes, en fredonnant une ritournelle, visage illumin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Il m'arrive parfois de relire d'anciens fragments dont je n'ai pas le souvenir de les avoir &#233;crits. Je ne sais plus d'o&#249; provient leur naissance, ni le r&#233;el qu'ils tentent d'&#233;voquer. Comme lorsqu'on d&#233;ambule dans un cimeti&#232;re bien connu, des noms ressurgissent et il faut quelques secondes avant de retrouver les visages qui leur correspondent. Penser que ces fragments pourraient peut-&#234;tre reprendre vie ou en susciter d'autres en des ricochets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ D'un pas paisible, c'est ainsi que d&#233;sormais on marche. Le rythme s'est ralenti sur le chemin qui s'enroule sur lui-m&#234;me. On prend le temps des murmures qui s'&#233;l&#232;vent, et des &#233;chos qui r&#233;pondent aux premi&#232;res lueurs du soir. Ce qui colle &#224; la m&#233;moire br&#251;le encore un peu. On reconnait le seuil o&#249; entrer, on ouvre la porte, la lumi&#232;re se r&#233;pand, encore vive, on fr&#244;le les confins d'un infini.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 45</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Prendre une d&#233;cision n'est pas toujours facile, et m&#234;me carr&#233;ment source d'errance mentale infinie. Peser le pour et le contre. Mais on ne peut tout pr&#233;voir, et &#224; force de tout analyser, r&#233;fl&#233;chir &#224; tous les tenants et aboutissants, on se prend la t&#234;te dans un &#233;tau. C'est comme arracher un sparadrap sur la peau, il y a ceux qui le font d'un coup et ceux qui avancent au centim&#232;tre. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Mon bureau est le lieu o&#249; demeurer et me rassembler. O&#249; accueillir les &#233;clats de soi dans un monde o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a145.jpg?1775233650' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Prendre une d&#233;cision n'est pas toujours facile, et m&#234;me carr&#233;ment source d'errance mentale infinie. Peser le pour et le contre. Mais on ne peut tout pr&#233;voir, et &#224; force de tout analyser, r&#233;fl&#233;chir &#224; tous les tenants et aboutissants, on se prend la t&#234;te dans un &#233;tau. C'est comme arracher un sparadrap sur la peau, il y a ceux qui le font d'un coup et ceux qui avancent au centim&#232;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Mon bureau est le lieu o&#249; demeurer et me rassembler. O&#249; accueillir les &#233;clats de soi dans un monde o&#249; tout n'est que d&#233;chirure et fracas. Se recentrer dans un champ op&#233;ratoire morcel&#233;. Les livres qui recouvrent la table sont porteurs de vie et de chaleur. Le geste d'ouvrir le livre, de tourner une page puis une autre et encore une autre est celui d'un creusement de son arch&#233;ologie int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Toujours &#224; rechercher les traces, les empreintes, les vestiges qui seraient laiss&#233;s sur le bas-c&#244;t&#233; du chemin qu'il nous faut bien continuer &#224; suivre. Il y a la tentation d'y d&#233;crypter des messages &#224; soi adress&#233;s par on ne sait quel fant&#244;me, bien d&#233;cid&#233; &#224; laisser un indice, &#224; poursuivre une conversation interrompue et dont on n'avait pas su recueillir les brindilles n&#233;cessaires pour alimenter le feu de nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ On est toujours sur un fil entre deux extr&#233;mit&#233;s. Et l'instabilit&#233; permanente du fil nous conduit &#224; une attention sans repos. Par chance, l'imagination ouvre les portes au risque sans effroi. Et permet d'&#234;tre au monde, de le parcourir, de vivre dans cet &#233;cart &#244; combien salutaire. Et le symbolisme n'est jamais tr&#232;s loin qui aide &#224; tenir sa verticalit&#233;, &#224; poursuivre son cheminement sur le fil, m&#234;me avec vertige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Ronces, extravagance de lierre et d'herbes mauvaises on le comprend bien qui se faufilent entre les branches des arbres et des buissons, s'accrochent avec force et refusent de se laisser d&#233;loger, affirmant qu'elles ont le droit de ramper l&#224;, que tout le monde a le droit de vivre et qu'elles font aussi partie de la nature et de quel droit on cherche &#224; les arracher, les &#233;radiquer de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Sur le point de se rompre, parfois on sent cela. Comme le givre enserrant des tiges fragiles, toutes pr&#234;tes &#224; casser, &#224; l'aube des jours, que l'on dirait petits, eux aussi enclins &#224; se briser au moindre souffle. &#192; ne plus rien savoir du vide et du plein qui se terre en soi. Et les silences incertains reclus depuis des si&#232;cles s'effeuillent comme les pages de l'&#233;ph&#233;m&#233;ride sur le mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ P&#233;n&#233;trer dans les replis de ce que l'on nommera soi sans encore le savoir. D&#233;mesur&#233;es tentures noires, broderies, chapelets de boules de papier pendantes, visages peints. Quatre immenses t&#234;tes de terre aviv&#233;es au passage aupr&#232;s d'elles : on n'est donc pas seul. Avancer vers la lumi&#232;re de quatre immenses aubes blanches aux broderies de vies saisonni&#232;res. Pas apr&#232;s pas alenti, vibrations lentes de sons dans le ventre : s'acheminer dans une exposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1/ Semaine 44</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-44</link>
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		<dc:date>2026-03-31T15:52:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1/ Mon boisseau de silence c'est maintenant, il faut en profiter. C'est l&#224;, face &#224; soi et en soi, bien r&#233;el. Tout est endormi autour, m&#234;me les oiseaux semblent somnoler. Se tenir dans l'anse de ce silence, en faire des provisions pour les heures &#224; venir. C'est comme une page entortill&#233;e autour de soi. On peut faire semblant de penser, se perdre dans ses souvenirs ou faire revivre ses propres fant&#244;mes. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Une cath&#233;drale de feuillage sous la lumi&#232;re d'un apr&#232;s-midi d'octobre. Cela signifie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://jardindombres.fr/annee-1" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a144.jpg?1775233642' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Mon boisseau de silence c'est maintenant, il faut en profiter. C'est l&#224;, face &#224; soi et en soi, bien r&#233;el. Tout est endormi autour, m&#234;me les oiseaux semblent somnoler. Se tenir dans l'anse de ce silence, en faire des provisions pour les heures &#224; venir. C'est comme une page entortill&#233;e autour de soi. On peut faire semblant de penser, se perdre dans ses souvenirs ou faire revivre ses propres fant&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Une cath&#233;drale de feuillage sous la lumi&#232;re d'un apr&#232;s-midi d'octobre. Cela signifie quelque chose du temps qui est pass&#233; et qui passe encore. Cela le magnifie, lui donne un &#233;clat dont on ne voit que rarement l'ampleur et la beaut&#233;. L'&#233;ph&#233;m&#232;re en majest&#233;. Un po&#232;me sous un baldaquin qui se laisse aller, s'abandonne, faisant fi des t&#233;n&#232;bres &#224; venir. Sur le sol, une flaque d'eau frissonne, se couvre de rides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ La sensation d'abandonner de plus en plus d'envies, de pens&#233;es, d'amis sur les bandes d'andain qui longent mon chemin. Sans doute, les amas des uns et des autres s'accumulent au fil du temps qui fuit : c'est une n&#233;cessit&#233;, on ne peut tout porter...Il faut faire des choix, se d&#233;lester de ce qui p&#232;se trop, ce qui entrave le pas. En ce maintenant de la vie, que garder encore avec soi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Au travers des mailles du matin, ne conserver aupr&#232;s de soi que les projets qui naissent, les rencontres &#224; venir, les promenades qui interpellent, et refouler au loin les pens&#233;es du pass&#233; qui reviennent, avec une certaine constance, troubler l'onde de chaque jour. La lumi&#232;re qui baigne la maison signe qu'il est n&#233;cessaire de se tourner vers elle, et de se laisser envahir, puis apaiser avant la prochaine houle d'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Chaque matin recommencer. Chaque soir se refermer. Entre les deux tenter d'&#233;tirer le regard entre les mondes. En se cognant aux angles ac&#233;r&#233;s de ce qui se trame et explose un peu partout. Se recentrer entre ses propres murs, son espace noir ou blanc, la paume des mains &#224; toucher le silence des parois, et m&#234;me si rien &#224; dire, et froid en-dedans, tenir bon, sourire au rayon de soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Trouver l'&#233;quilibre entre la friche et un jardin agr&#233;able &#224; regarder, sans parler de le contempler. Se tourner vers bruy&#232;res et bambous qui ont toujours pu apaiser le regard, surplomb&#233; par le petit sapin bleu et le cypr&#232;s nain. Espace aussi restreint qu'il peut l'&#234;tre mais o&#249; d&#233;j&#224; se sont emmagasin&#233;es les pens&#233;es d'avant lorsqu'il fallait bien se raccrocher &#224; quelque chose pour poursuivre le chemin et se tenir debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Un jour &#224; ne rien voir &#224; plus de dix m&#232;tres. Un jour o&#249; bruy&#232;re et bambou semblent pleins de cette tristesse de novembre contre laquelle on ne peut pas lutter. Un jour o&#249; les fleurs dans les vases s'&#233;puisent &#224; donner un peu de douceur, mais elles restent sans vie, les p&#233;tales recroquevill&#233;s, baignant dans une eau qui devient glauque, se bordurent de noirceur. Elles restent inertes comme moi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricochets/ Ann&#233;e 1 /Semaine 43</title>
		<link>https://jardindombres.fr/ricochets-annee-1-semaine-43</link>
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		<dc:date>2026-03-31T15:48:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Solange Vissac</dc:creator>



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&lt;p&gt;1/ Le motif de certains r&#233;cits, quelles que soient leur longueur et leur densit&#233;, d&#233;coule d'un amont dont on ne reconna&#238;t pas toujours la source. Le ruisseau de mots se d&#233;tache en cours de sinuosit&#233;, advenu en esprit parce que c'est l'instant d&#233;sir&#233;, et cela s'&#233;crit sans trop avoir conscience de ce qui se trame dans ce qui va suivre. Il y a la n&#233;cessit&#233; de s'alt&#233;rer &#224; ce qui jaillit. &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ Lire le jardin ou le monde qui nous entoure demande des comp&#233;tences que je n'ai pas. Ou dont je ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://jardindombres.fr/IMG/logo/a143.jpg?1775233634' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1/ Le motif de certains r&#233;cits, quelles que soient leur longueur et leur densit&#233;, d&#233;coule d'un amont dont on ne reconna&#238;t pas toujours la source. Le ruisseau de mots se d&#233;tache en cours de sinuosit&#233;, advenu en esprit parce que c'est l'instant d&#233;sir&#233;, et cela s'&#233;crit sans trop avoir conscience de ce qui se trame dans ce qui va suivre. Il y a la n&#233;cessit&#233; de s'alt&#233;rer &#224; ce qui jaillit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ Lire le jardin ou le monde qui nous entoure demande des comp&#233;tences que je n'ai pas. Ou dont je ne poss&#232;de que des bribes. Je ne con&#231;ois que des images s&#233;par&#233;es, qui s'ajoutent les unes aux autres, mais il faudrait les ajuster entre elles pour comprendre quelque chose &#224; ce qui nous cerne. Utiliser une grammaire de coordination pour relier les relations secr&#232;tes, cach&#233;es entre les &#234;tres et les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Comment &#231;a racle les id&#233;es noires qui surgissent sans pr&#233;venir, comment &#231;a sarcle entre les neurones qui restent. On se retrouve &#233;corch&#233;, le chandail perd ses mailles, des b&#233;ances s'&#233;largissent. On s'accroche o&#249; on peut, comme on peut avec les doigts qui se d&#233;forment et qui n'ont plus de force. Puis le tourbillon s'en va plus loin, on revient vers soi, l'horizon se fait jour sur la toile de fond&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4/ Aux murs, dont on d&#233;tache les &#233;tag&#232;res apr&#232;s avoir sorti les centaines de livres qui reposaient ici depuis tant d'ann&#233;es, restent accroch&#233;es les conversations &#233;chang&#233;es l&#224;. L'appartement se vide, c'est une vie qui s'est termin&#233;e. On sauve du n&#233;ant quelques livres vou&#233;s &#224; la benne et des souvenirs refont surface, l&#224; devant cette grande reproduction de Van Gogh, aux couleurs tr&#232;s p&#226;les, presque &#233;teintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5/ Le temps de contempler la chute d'une feuille qui tourbillonne, et s'apaise l'esprit. Elle s'est d&#233;tach&#233;e de l'arbre &#224; l'instant qu'elle a choisi. Elle descend et mon regard la suit jusqu'au sol o&#249; elle rejoint d'autres feuilles d&#233;j&#224; s&#232;ches. Sacraliser l'instant o&#249; l'esprit s'est arr&#234;t&#233; de r&#234;vasser et s'est retrouv&#233; dans la chute d'une feuille jaunie, donnant &#224; voir, &#224; penser, &#224; partager ses derni&#232;res secondes de vie, sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6/ Sans imagination, point de vie int&#233;ressante. Se tenir aux aguets des vibrations qui sinuent entre les instants qui se d&#233;roulent sans que l'on ne ma&#238;trise grand chose. Mais imaginer fait vibrer ce qui existe ou que l'on consid&#232;re ainsi, et r&#233;chauffe des heures bien insignifiantes si cette petite &#233;tincelle ne jaillissait pas &#224; l'impromptu et ne nous entra&#238;ne sur les sentiers du songe. Comme une voyelle gliss&#233;e entre des consonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7/ Dans mes errances num&#233;riques, je lis &lt;i&gt;c'est un jour de lichens&lt;/i&gt; de Henry David Thoreau, extrait de son Journal, et il me faudrait dans l'instant me le procurer, pour lire ce bout de phrase dans son contexte. Il se pourrait bien que ce jour soit un jour de lichen pour moi aussi, un de ces jours o&#249; l'esprit s'accroche entre les lignes puis&#233;es ici ou l&#224; o&#249; l'on peut s'oublier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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