Accueil > Carnet > Choses qui tremblent
(voyager dans l’arrière-pensée mieux accueillir ce qui tremble )
rien ne va de soi — sur le seuil du jour saluer la lumière — elle vient parfois d’un lointain oublié — bien calfeutrée dans un arrière-pays — ce lieu d’un bleu passé aux quelques raies de frémissement — où reposent les silences et les ombres — tout ce fatras enfoui — plumes grinçantes ou souvenirs paisibles — avec tendresse souffler un peu dessus — comme sur une plume pour la voir s’envoler à nouveau — puis la suivre des yeux pendant quelques instants — et déporter ainsi son regard — vers un tout petit ailleurs — à hauteur d’enfant — où tout s’écrit —