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(il n’y a pas de rebords à saisir){}
pas de cadre où s’accrocher — la vie s’effiloche de tous côtés — le paysage mental est vide — aucun écho ne réagit — on se tient dans une toundra de rien — on se réfugie dans les plis de l’ordinaire — les taches à accomplir — le quotidien de litanies qui bourdonnent aux oreilles — on décoche en soi quelques flèches d’ombre — mais rien ne va — ailleurs dans le reste du monde on s’égare — le cri des corbeaux éraille davantage — même les fantômes de papier n’ont plus de pouvoir — espérer la fin rapide de cette tempête — et un éclair —