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(je commence des phrases dans ma tête et je les finis jamais)
un paysage s’ébauche — un moutonnement de collines — quelques creux d’ombres — des lignes mutantes d’horizons — un ciel où bourgeonnent des nuages — du bleu du vert du blanc — une mélodie où se déploient le visible et l’invisible — quelque chose commence à prendre forme — des petits points d’inconnu brillent dans les ravins — des talus s’érigent pour laisser naître des coquelicots — tout cela s’harmonise — puis tout s’égare se perd — porté par les eaux sombres et tortueuses — les eaux vives qui tout emportent — et le lendemain tout s’entrelace à nouveau en volutes éphémères —