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(les bras des souvenirs ils enlacent ou ils serrent)
derrière le front de rides les empreintes du passé — cela fore comme une odeur de confiture — vagues pensées ou remugles plus lourds — pierres aiguës coupant quelque lambeau de soi — tendresses de lumière pâle — où stagnent les flaques d’incertitude — une sorte de grisaille recouvre les souvenirs — on ne garde entre les tempes que quelques grains de sable — ils glissent dans les recoins — — faits d’éphémère nous disparaissons entre des pensées écartelées — le passage des freux au jour levé et au jour qui s’achève — comme un refrain qui martèle sans fin notre fin —