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(l’herbe couchée par l’orage de grêle de la veille comme une rivière d’algues)
pensées innombrables qui envahissent — étalent leurs langues — furètent çà et là — n’en finissent pas de se tordre dans les méandres du matin — alors qu’un pigeon roucoule et tente de dire quelque chose de clair et net — qu’il assène à plusieurs reprises — et auquel je ne comprends rien — toujours ce grand écart entre volonté de comprendre et l’impossibilité de le faire — et puis s’égarer dans ses pensées — passer de l’une à l’autre — et ne plus savoir où l’on est — ni ce que l’on cherchait — et c’est sans issue —