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(bruine ou petite pluie que l’on regarde s’évanouir sur la terre)
et l’on imagine le dessous — on voudrait bien entendre le chant de l’eau sous la terre — les murmures qui se délivrent en toute discrétion — suivre le ruissellement des gouttes — les tours et les détours — les sinuosités d’un filet d’eau — dans le silence d’une vie souterraine — comme ce qui se trame dans les déviations ou digressions de notre cerveau — comment la pensée se fraie un chemin — jusqu’à la conscience — et l’acuité soudaine de clairvoyance — nous faisant croire que nous maîtrisons notre vie — mais nous sommes dans l’ignorance de l’obscurité —