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(comme des langues mortes qui vivent encore en nous)
ainsi des gestes que l’on reproduit sans savoir — une manière de couper un légume en cubes ou en rondelles — ou la main que l’on passe dans les cheveux — ou celle qui négligemment soutient le bas du visage — ou ce léger froncement de sourcils presque imperceptible — ou cette façon de sourire de côté — toute cette langue du corps qui parle au travers de soi — cela ressemble à du rosa rosa rosam imprégné sur nos peaux — cela dialogue en soi sans en avoir une conscience claire — comme un lien discret avec nos ombres —